On rapporte une homélie de ce genre d’ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb – qu’Allah l’agrée –, ainsi que l’a signalé Muḥammad ibn Waḍḍâḥ dans son ouvrage Al-Ḥawâdith wa-l-Bidaʿ.
Il y est dit que, bien qu’ils divergent entre eux au sujet du Livre, tous s’en écartent et s’en dissocient ; ils manient des propos équivoques et trompent les ignorants en mêlant la vérité à l’erreur.
[Résumé de ce qui précède]
En définitive, les preuves se ramènent à deux sortes : scripturaires et rationnelles.
Ceux qui se réclament de la connaissance des réalités divines par la seule raison – philosophes, théologiens spéculatifs et partisans des sciences dites « rationnelles » – comptent, parmi ceux qui contredisent les textes des Prophètes, des gens qui déclarent : « Les Prophètes n’ont pas connu la vérité que nous avons découverte », ou encore : « Ils la connaissaient, mais ne l’ont pas expliquée aux créatures comme nous l’avons fait ; au contraire, ils ont tenu des propos qui la contredisent sans fournir d’éclaircissement. »
Quant à ceux qui revendiquent la Sunna, la Sharîʿa et l’attachement aux Pieux Prédécesseurs, tout en demeurant ignorants du sens des paroles prophétiques, ils affirment : « Les Prophètes – et les Salafs qui les ont suivis – n’ont pas compris la signification des textes qu’ils ont prononcés et transmis de la part d’Allah », ou bien : « Les Prophètes en connaissaient le sens, mais n’ont pas révélé leur intention aux gens. »
Ainsi, ces groupes en viennent à dire : « C’est par notre raison que nous avons connu la vérité ; puis nous avons fait effort pour conformer la parole des Prophètes à ce que la raison exige, et l’utilité de la révélation de ces passages ambigus et problématiques réside précisément dans l’effort d’interprétation… »