Puis, certains d’entre eux déclarent :
« Le sens visé par ces passages diffère de leur signification apparente et évidente ; nul – qu’il s’agisse des prophètes, des anges, des Compagnons ou des savants – ne sait ce qu’Allah a voulu dire par là, pas plus qu’ils ne connaissent l’heure de la Résurrection. »
D’autres, au contraire, affirment :
« Ces textes doivent être pris dans leur sens littéral et maintenus sur leur apparence ; toutefois, personne n’en connaît l’interprétation, si ce n’est Allah. »
Ils se contredisent donc : ils admettent pour ces versets une interprétation différente de leur sens apparent, tout en prétendant qu’il faut les conserver sur ce sens apparent. C’est précisément ce qu’Ibn ʿAqîl a reproché à son maître, le qâḍî Abû Yaʿlâ, dans son ouvrage Blâme de l’interprétation (Dhamm al-Taʾwîl).
Ces diverses factions s’accordent cependant à dire que le Messager n’a pas exposé le sens des textes qu’elles rangent parmi les passages problématiques ou équivoques. Ainsi, chaque groupe juge difficiles des passages que tel autre groupe considère, lui, comme limpides.
Par exemple, le négateur des attributs révélés, qui soutient qu’ils ne peuvent être connus par la raison, affirme : « Leurs textes sont obscurs et ambigus. » En revanche, les attributs qu’il estime accessibles par la raison lui semblent, à lui, clairs et explicites.
De même, celui qui refuse l’élévation d’Allah au-dessus de l’ensemble de Sa création et la vision béatifique dit : « Les textes sur ces questions sont problématiques. »