des illettrés, non des Gens du Livre, car ceux-ci crurent à une partie et rejetèrent une autre partie, devenant ainsi mécréants.
[La foi des awliyâ’ : entre intériorité et extériorité]
Il en va de même pour celui qui dit : « Muḥammad n’a été envoyé qu’avec la science apparente, sans la science intérieure. » Celui-là a cru à une partie de ce qu’il a apporté et en a renié une autre ; il est donc mécréant, et même plus mécréant que ces derniers, car la science intérieure – science de la foi des cœurs, de leurs connaissances et de leurs états – est la connaissance des réalités profondes de la foi, plus noble que la science réduite aux seules œuvres extérieures de l’Islam.
[La mécréance de celui qui prétend que Muḥammad – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui – n’a connu que l’aspect extérieur des choses, tandis que les awliyâ’ en auraient connu l’intérieur]
Lorsqu’un individu prétend que Muḥammad – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui – n’a connu que ces aspects apparents, sans les réalités de la foi, et qu’il ne tient pas ces réalités du Livre et de la Sunna, il affirme implicitement qu’il croit à une partie de ce qu’a apporté le Messager tout en rejetant l’autre partie. Cela est plus grave encore que celui qui dit : « Je crois à une partie et je mécrois à une partie », sans prétendre que la partie à laquelle il croit est la moindre des deux.
[Il n’existe absolument aucun équivalent à la walâya de Muḥammad – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui]
Ces athées prétendent que la walâya est supérieure à la prophétie et induisent les gens en erreur en disant : « Sa walâya est plus noble que sa prophétie », et ils récitent :
« Le rang de la prophétie est un isthme,
Au-dessus du messager, mais au-dessous du walî. »
Et ils disent : « Nous l’avons rejoint dans sa walâya, qui est plus grande que