Allah – exalté soit-Il – ainsi que Ses alliés. Comme on répondrait à celui qui s’écrie : «Le plafond s’est effondré sur eux par-dessous», il n’y a là ni raison saine ni Coran.
En vérité, les prophètes, à leur époque, sont supérieurs aux saints (awliyâ’) de cette communauté ; et les prophètes – que les prières et la paix les plus parfaites d’Allah soient sur eux – l’emportent sur les saints, à plus forte raison l’ensemble des prophètes ! Quant aux saints, ils ne tireraient, selon cette prétention, leur connaissance d’Allah que d’un homme qui viendrait après eux en se déclarant «Sceau des saints» ; or, le dernier des saints n’est pas le meilleur d’entre eux, contrairement au dernier des prophètes, qui est le meilleur de tous.
La supériorité de Muḥammad – que les prières et la paix d’Allah soient sur lui – est en effet établie par des textes explicites, tels que sa parole : «Je suis le seigneur des fils d’Adam, et ce sans vanité», ou encore : «Je me présenterai à la porte du Paradis pour demander qu’on l’ouvre. Le gardien dira : “Qui es-tu ?” Je répondrai : “Muḥammad.” Il dira : “C’est par toi que j’ai reçu l’ordre : je ne l’ouvrirai pour personne avant toi.”»
[Le besoin qu’avait la loi de ‘Îsâ – sur lui la paix – des Révélations antérieures]
La nuit de l’Ascension (al-Mi‘râj), Allah éleva son rang au-dessus de tous les prophètes ; il était donc celui auquel s’applique le plus justement la Parole du Très-Haut : «Parmi ces messagers, Nous avons favorisé les uns par rapport aux autres ; à certains Allah a parlé, et Il en a élevé d’autres en degrés.» Et il existe, en plus de cela, bien d’autres preuves ; chacun d’eux reçoit la révélation d’Allah.