ainsi que des imams de la communauté et de la grande masse des musulmans. De nombreux arguments l’établissent, que nous avons exposés en détail dans le « Minhâj Ahl al-Sunnah an-Nabawiyyah », ouvrage dans lequel nous réfutons les propos des chiites et des qadariyya.
En somme, les différentes tendances, sunnites comme chiites, s’accordent à reconnaître que le meilleur membre de cette communauté, après son Prophète, est l’un des califes ; et nul, après les Compagnons, ne peut leur être supérieur.
Or, le meilleur des alliés d’Allah – exalté soit-Il – est celui dont la connaissance de ce qu’a apporté le Messager est la plus parfaite et dont l’obéissance à celui-ci est la plus complète ; tel est le cas des Compagnons, qui dominent toute la communauté par la compréhension de la religion et la conformité à celle-ci. Abû Bakr as-Ṣiddîq fut, parmi eux, celui qui posséda la science la plus approfondie de la révélation et l’appliqua de la manière la plus totale ; il est donc le meilleur des awliyâ’ d’Allah, puisque la communauté de Muḥammad – que les prières et les salutations d’Allah soient sur lui – est la meilleure des nations, que les meilleurs de cette communauté sont les Compagnons de Muḥammad – paix sur lui – et que le plus éminent d’entre eux est Abû Bakr – qu’Allah l’agrée.
[À propos du « Sceau des awliyâ’ »]
Un groupe égaré a cru que le « Sceau des awliyâ’ » est le plus noble d’entre eux, par analogie avec le « Sceau des prophètes ». Aucun des maîtres anciens n’a pourtant parlé d’un « Sceau des awliyâ’ », hormis Muḥammad b. ‘Alî al-Ḥakîm at-Tirmidhî, qui rédigea un ouvrage où il se trompa sur plusieurs points. Plus tard, certains auteurs tardifs se sont mis à prétendre, chacun pour soi, qu’il était ce « Sceau des awliyâ’ » ; certains vont même jusqu’à affirmer que le « Sceau des awliyâ’ » serait supérieur au « Sceau des prophètes » s’agissant de la connaissance d’Allah, et que les prophètes puiseraient auprès de lui leur science du Seigneur.
[Les allégations d’Ibn ‘Arabî]
C’est ce qu’a également soutenu Ibn ‘Arabî, auteur des « Futûḥât al-Makkîyah » et des « Fuṣûṣ », contredisant ainsi la Révélation et la raison, ainsi que l’ensemble des prophètes.