Ibn Masʿûd – qu’Allah l’agrée – a dit :
« L’évocation (dhikr) fait germer la foi dans le cœur, tout comme l’eau fait pousser la verdure ; et le chant fait germer l’hypocrisie dans le cœur, tout comme l’eau fait pousser la verdure. »
Lorsque l’homme est versé dans les réalités intérieures de la foi, capable de distinguer les états qui proviennent du Tout-Miséricordieux de ceux qui émanent de Satan, c’est qu’Allah a projeté de Sa lumière dans son cœur, comme Il – Très-Haut – a dit :
« Ô vous qui avez cru ! Craignez Allah et croyez en Son Messager ; Il vous accordera une double part de Sa miséricorde, Il vous assignera une lumière avec laquelle vous marcherez et Il vous pardonnera. »
Et Il – Exalté soit-Il – a dit :
« De même, Nous t’avons révélé, par un ordre venant de Nous, un esprit ; tu ne savais pas ce qu’était le Livre ni la foi, mais Nous l’avons fait devenir une lumière par laquelle Nous guidons qui Nous voulons parmi Nos serviteurs. »
Celui-là appartient aux croyants au sujet desquels fut rapporté le ḥadith transmis par at-Tirmidhî d’après Abû Saʿîd al-Khudrî : le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — a dit :
« Prenez garde à la clairvoyance (firâsa) du croyant, car il regarde avec la lumière d’Allah. »
At-Tirmidhî a qualifié ce ḥadith de ḥasan.
[Le croyant distingue entre les alliés du Tout-Miséricordieux et les alliés de Satan]
Le ḥadith authentique déjà évoqué, rapporté par al-Bukhârî et d’autres, déclare :
« Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par les œuvres surérogatoires, jusqu’à… »