Combattre ceux qui refusent de s’acquitter de la Zakât
De même, lorsqu’il fut question du combat contre ceux qui s’opposaient au paiement de la Zakât, ʿUmar dit à Abû Bakr – qu’Allâh les agrée :
« Comment pourrions-nous combattre les gens alors que le Messager d’Allâh – que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui – a dit : “Il m’a été ordonné de combattre les gens jusqu’à ce qu’ils attestent qu’il n’est de divinité digne d’adoration qu’Allâh et que je suis le Messager d’Allâh ; s’ils accomplissent cela, leur sang et leurs biens sont préservés de moi, sauf en droit.” »
Abû Bakr – qu’Allâh l’agrée – répondit : « N’a-t-il pas dit : “sauf en droit” ? Or la Zakât fait partie de ce droit. Par Allâh, si l’on me refusait ne fût-ce qu’une chevrette qu’ils donnaient au Messager d’Allâh – que les prières et la paix d’Allâh soient sur lui –, je les combattrai pour ce refus. »
ʿUmar déclara : « Par Allâh ! Il ne fallut rien de plus que de voir la poitrine d’Abû Bakr s’ouvrir au combat pour que je sache que c’était la vérité. »
Du rang d’as-Siddîq et de celui du Muhaddath
Il existe, à cet égard, d’autres exemples qui montrent la préséance d’Abû Bakr sur ʿUmar, bien que ce dernier – qu’Allâh l’agrée – soit un muhaddath. En effet, le rang d’as-Siddîq est supérieur à celui du muhaddath : le Véridique (as-Siddîq) reçoit du Messager infaillible tout ce qu’il dit et fait, tandis que le muhaddath reçoit certaines choses de son propre cœur, lequel n’est pas infaillible ; il lui faut donc confronter ce qu’il reçoit à ce qu’a apporté le Prophète infaillible.