Al-Furqān bayna Awliyāʾ al-Raḥmān wa-Awliyāʾ al-ShayṭānIbn Taimiya

Il a donc obtenu une récompense pour son effort d’interprétation, et son erreur lui a été pardonnée ; toutefois, le mujtahid qui atteint la justesse reçoit deux récompenses et lui est, de ce fait, supérieur. C’est pourquoi, puisqu’il se peut qu’un allié d’Allâh (walî) commette une faute, les gens ne sont pas tenus de croire tout ce qu’affirme un walî, à moins qu’il ne s’agisse d’un Prophète.

[Il n’est pas permis au walî de se reposer sur ce qui lui est inspiré]
Il n’est pas davantage permis à un walî d’Allâh de se fonder sur ce qui est jeté dans son cœur — sauf si cela concorde [avec la Révélation] — ni sur ce qui lui survient, qu’il considère comme inspiration, entretien ou discours émanant du Vrai. Il lui incombe plutôt de soumettre tout cela à ce qu’a apporté Muḥammad ; si cela correspond, il l’adopte ; si cela contredit, il le rejette ; et s’il ignore si cela correspond ou non, il demeure dans l’expectative.

Les gens, à ce propos, se divisent en trois catégories : deux extrêmes et une voie médiane. Certains, dès qu’ils tiennent une personne pour un allié d’Allâh, l’approuvent dans tout ce qu’ils croient être des confidences de son cœur provenant de son Seigneur, et s’en remettent entièrement à chacun de ses actes. D’autres, lorsqu’ils voient qu’il a dit ou fait ce qui ne correspond pas à la Sharîʿah, le retranchent totalement de la walâyah d’Allâh, quand bien même il serait un mujtahid qui s’est trompé. La meilleure attitude est celle du juste milieu : on ne le déclare ni infaillible ni coupable lorsqu’il est un mujtahid fautif ; on ne le suit donc pas dans tout ce qu’il énonce et l’on ne le juge pas mécréant ou pervers du seul fait de son ijtihâd.

[Obligation de suivre ce qu’Allâh a révélé par Son Messager]
Il incombe aux gens de suivre ce qu’Allâh a envoyé par l’intermédiaire de Son Messager. Ainsi, lorsque l’avis d’un individu contredit celui de certains juristes tout en concordant avec celui d’autres, nul n’a le droit de l’obliger à suivre l’opinion de ceux qui s’y opposent, en disant : « Il a contredit la Sharîʿah. »

على اجتهاده، وجعل خطأه مغفورا له، ولكن المجتهد المصيب له أجران، فهو أفضل منه، ولهذا لما كان ولي الله يجوز أن يغلط، ولم يجب على الناس الايمان بجميع ما يقوله من هو ولي لله، إلا أن يكون نبيا. [لا يجوز لولي الاعتماد على ما يلقى في قلبه] بل ولا يجوز لولي الله أن يعتمد على ما يلقى إليه في قلبه، إلا أن يكون موافقا، وعلى ما يقع له مما يراه إلهاما ومحادثة وخطابا من الحق، بل يجب عليه أن يعرض ذلك جميعه على ماجاء به محمد فإن وافقه قبله، وإن خالفه لم يقبله، وإن لم يعلم أموافق هو أم مخالف توقف فيه. والناس في هذا الباب ثلاثة أصناف: طرفان ووسط، فمنهم من من إذا اعتقد في شخص أنه ولي لله، وافقه في كل ما يظن أنه حدثه به قلبه عن ربه، وسلم إليه جميع ما يفعله، ومنهم من إذا رآه قد قال او فعل ما ليس بموافق للشرع، أخرجه عن ولاية الله بالكلية وإن كان مجتهدا مخطئا، وخيار الأمور أوساطها، وهو أن لا يجعل معصوما ولا مأثوما إذا كان مجتهدا مخطئا، فلا يتبع في كل ما يقوله، ولا يحكم عليه بالكفر والفسق مع اجتهاده. [وجوب اتباع ما بعث الله رسوله] ‍‍ ‍والواجب على الناس اتباع ما بعث الله به رسوله، وأما إذا خالف قول بعض الفقهاء ووافق قول آخرين، لم يكن لأحد أن يلزمه بقول المخالف، ويقول: هذا خالف الشرع.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies