Il dit :
« Lorsque fut révélé ce verset :
{« Et que vous divulguiez ce qui est en vous ou que vous le teniez caché, Allâh vous en demandera compte ; Il pardonne à qui Il veut et châtie qui Il veut, et Allâh est Omnipotent. »} (2 : 284),
une appréhension s’empara de leurs cœurs comme jamais auparavant. Le Prophète — que les bénédictions et la paix d’Allâh soient sur lui — leur dit alors : « Dites : “Nous avons entendu, nous avons obéi et nous nous sommes soumis.” » Allâh insuffla alors la foi dans leurs cœurs et fit descendre :
{« Allâh n’impose à aucune âme que selon sa capacité »} (jusqu’à) {« ou que nous fautions »}. Allâh dit : « Je l’ai accordé. »
Puis (Il révéla) : {« Ô notre Seigneur, ne fais pas peser sur nous un fardeau comme Tu en as fait peser sur ceux qui nous ont précédés »}. Il dit : « Je l’ai accordé. »
Puis : {« Ô notre Seigneur, ne nous charge pas de ce que nous n’avons pas la force de porter ; absous-nous, pardonne-nous et fais-nous miséricorde. Tu es notre Maître ; accorde-nous donc la victoire sur le peuple mécréant. »}. Il dit : « Je l’ai accordé. »
Allâh — exalté soit-Il — a également dit :
{« Et il ne vous sera pas fait reproche pour vos erreurs involontaires, mais seulement pour ce que vos cœurs préméditent. »} (33 : 5).
[La récompense du mujtahid]
Il est rapporté dans les deux Ṣaḥîḥ, d’après Abû Hurayrah et ʿAmr ibn al-ʿÂṣ — qu’Allâh les agrée — que le Prophète — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — a dit :
« Si le gouvernant exerce son ijtihâd et atteint la justesse, il obtient deux récompenses ; et s’il se trompe, il a une récompense. »
Ainsi, le mujtahid qui se trompe n’est pas considéré comme pécheur ; au contraire, une récompense lui est accordée.