[Il n’y a, dans la Sunna, ni excès ni négligence.]
Voici l’explication de cette parole, telle qu’elle est rapportée de manière authentique dans les deux Ṣaḥîḥ, d’après lui — que les bénédictions et la paix d’Allâh soient sur lui — :
« Celui qui croit en Allâh et au Jour dernier, qu’il dise du bien ou qu’il se taise. »
Parler pour prononcer le bien est meilleur que de se taire à son sujet, et garder le silence au sujet du mal est meilleur que de l’exprimer. Quant au silence permanent, il s’agit d’une bidʿa (innovation) interdite. De même, s’abstenir délibérément de manger du pain, de la viande ou de boire de l’eau fait partie des innovations blâmables, comme il est attesté dans le Ṣaḥîḥ d’al-Bukhârî : Ibn ʿAbbâs — qu’Allâh les agrée — rapporte que le Prophète — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — vit un homme debout en plein soleil.
Il demanda :
— « Qu’est-ce donc ? »
On répondit :
— « C’est Abû Isrâ’îl ; il a fait vœu de rester debout au soleil, de ne pas s’abriter, de ne pas parler et de jeûner. »
Le Prophète — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — dit alors :
« Ordonnez-lui de s’asseoir, de se mettre à l’ombre, de parler, et d’achever son jeûne. »
Il est également authentifié dans les deux Ṣaḥîḥ, d’après Anas, que des hommes interrogèrent au sujet de l’adoration du Messager d’Allâh — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — et la trouvèrent, semble-t-il, peu considérable. Ils dirent alors :
« Et lequel d’entre nous est semblable… »