Il dit encore à Muʿâdh :
« Le sommet de l’affaire est l’Islâm, son pilier est la prière, et son point culminant est le jihâd dans le sentier d’Allâh. »
Puis il poursuivit :
« Ô Muʿâdh, ne veux-tu pas que je t’informe des portes de la piété ? Le jeûne est un bouclier ; l’aumône éteint le péché comme l’eau éteint le feu ; et la station de l’homme au cœur de la nuit… » Il récita alors :
« Leurs flancs se détachent de leurs lits ; ils invoquent leur Seigneur, avec crainte et espoir, et, de ce que Nous leur avons attribué, ils dépensent. * Nulle âme ne sait quelle fraîcheur des yeux a été tenue cachée pour eux, en récompense de ce qu’ils œuvraient. »
Puis il dit : « Ô Muʿâdh, ne veux-tu pas que je t’indique ce qui, pour toi, domine tout cela ? »
Il ajouta : « Retiens pour toi ceci » – et il saisit sa langue.
Muʿâdh dit : « Ô Messager d’Allâh, serons-nous réellement tenus pour responsables de ce que nous disons ? »
Il répondit : « Puisse ta mère te perdre, ô Muʿâdh ! Ne sont-ce pas les récoltes de leurs langues qui précipitent les gens, la face – ou les narines – collée au sol, dans le Feu ? »