pour l’enfant, jusqu’à ce qu’il atteigne la puberté, et pour le dormeur, jusqu’à ce qu’il se réveille. »
Ce ḥadîth a été rapporté dans les Sunan d’après ʿAlî et ʿÂʾisha – qu’Allâh les agrée – et les gens de science l’ont unanimement reçu avec faveur.
Cependant, pour l’enfant déjà capable de discernement, ses actes cultuels sont valides et il en est rétribué, selon l’opinion majoritaire des savants. Quant au fou, pour lequel la plume est levée, aucune de ses adorations n’est valide, de l’avis unanime des fuqahâʾ ; ni foi ni mécréance ne sont juridiquement prises en compte chez lui, pas plus que la prière ou toute autre forme d’adoration.
De même, aux yeux des gens doués de raison, il n’est pas apte aux affaires de ce bas-monde, telles que le commerce ou l’artisanat ; il ne convient pas qu’il soit drapier, parfumeur, forgeron ou charpentier. Ses contrats sont nuls d’un commun accord des savants ; sa vente comme son achat, son mariage comme son divorce, sa reconnaissance de dette, son témoignage et toutes ses autres paroles sont invalides. En réalité, l’ensemble de ses propos n’est que vain bavardage auquel ne s’attache aucun jugement légal, aucune récompense ni châtiment.
À l’inverse, l’enfant capable de discernement possède, dans certains domaines, des paroles juridiquement prises en considération, sur la base du texte et du consensus, tandis que dans d’autres domaines subsiste une divergence.
[Pas de walâya pour qui délaisse les obligations]
Puisque le fou ne saurait établir une foi valide, ni une piété authentique, ni se rapprocher d’Allâh par les obligations et les œuvres surérogatoires, il est exclu qu’il puisse être un allié (walî) d’Allâh,