[Nul parmi les mécréants et les hypocrites n’est un allié d’Allah]
Chapitre
Le serviteur ne peut être allié (walî) d’Allah qu’à la condition d’être croyant et pieux, conformément à la parole du Très-Haut :
« En vérité, les alliés d’Allah n’éprouveront ni crainte ni tristesse ; ce sont ceux qui ont cru et se sont prémunis (de l’offense à Dieu). »
Dans le Ṣaḥîḥ d’al-Bukhârî figure le fameux ḥadîth – déjà cité – où Allah, béni et exalté soit-Il, dit :
« Mon serviteur ne cesse de se rapprocher de Moi par les œuvres surérogatoires jusqu’à ce que Je l’aime. »
Or, il ne devient croyant et pieux qu’après s’être rapproché de Lui par l’accomplissement des prescriptions obligatoires ; il fait alors partie des justes, gens de la droite. Ensuite, il continue de se rapprocher par les œuvres surérogatoires jusqu’à compter parmi les devanciers rapprochés. Il est donc manifeste que nul mécréant ni hypocrite ne saurait être allié d’Allah. Il en est de même pour celui dont la foi et les actes cultuels ne sont pas valides – quand bien même il ne serait pas fautif – tels les enfants de mécréants ou celui à qui l’appel (à l’islam) n’est pas parvenu. Même si l’on avance qu’ils ne seront pas châtiés avant qu’un messager ne leur soit envoyé, ils ne peuvent être des alliés d’Allah qu’à la condition d’être croyants et pieux. Ainsi, quiconque ne se rapproche pas d’Allah, ni en accomplissant les bonnes œuvres ni en s’abstenant des mauvaises, n’est pas un allié d’Allah.
[Le fou et les dévoilements]
Il en va de même pour les personnes frappées de folie et pour les enfants ; en effet, le Prophète – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui – a dit : « La plume (de l’obligation) est levée pour trois personnes : pour l’aliéné, jusqu’à ce qu’il recouvre la raison, et pour… »