à Sa Volonté. Or, relève également du polythéisme le taʿṭîl sous ses deux formes, ce qui confirme la fausseté de l’opinion de celui qui affirme catégoriquement que tout pécheur sera pardonné. En mentionnant le polythéisme, Allah attire l’attention sur quelque chose d’encore plus grave, à savoir la négation du Créateur. Peut-on alors prétendre qu’Il ne châtiera jamais pour un péché ? Si tel avait été le cas, Il n’aurait pas précisé qu’Il pardonne à certains et non à d’autres ; et si tout injuste envers lui-même devait être pardonné sans repentir ni bonnes œuvres expiatoires, Il n’aurait pas subordonné ce pardon à Sa Volonté.
La Parole du Très-Haut :
« … et Il pardonne ce qui est moindre que cela à qui Il veut »
prouve donc qu’Il accorde Son pardon à certains et non à d’autres ; l’hypothèse d’une négation absolue du châtiment et d’une amnistie générale se trouve ainsi invalidée.
[ Fondement de la foi ]
Chapitre
Les alliés (awliyāʾ) d’Allah — Puissant et Majestueux — sont les croyants pieux. Or, les hommes divergent dans leur foi et leur piété ; ils divergent donc, à proportion, dans l’alliance qu’Allah leur accorde, de même que, lorsqu’ils varient dans la mécréance et l’hypocrisie, ils varient dans l’inimitié qu’Allah leur voue.
Le fondement même de la foi et de la piété est la croyance aux Messagers d’Allah.
Son essence se résume à croire au Sceau des Messagers, Muhammad — qu’Allah prie sur lui et le salue — ; car la foi en lui implique nécessairement la foi en tous les Livres d’Allah et en l’ensemble de Ses Messagers.
Quant à la racine de la mécréance et de l’hypocrisie, c’est