et je ne prive personne ; je ne suis qu’un répartiteur, je place là où il m’a été ordonné. »
C’est pour cette raison qu’Allâh rattache les biens légaux à Lui-même et à Son Messager, comme dans Sa parole :
« Dis : « Les butins (al-anfâl) appartiennent à Allâh et au Messager. » »
Et dans Sa parole :
« Ce qu’Allâh a restitué à Son Messager [provenant] des habitants des cités appartient à Allâh et au Messager. »
Et dans Sa parole :
« Et sachez que tout butin que vous remportez, un cinquième en appartient à Allâh et au Messager… »
Ainsi, selon l’avis le plus manifeste des savants, ces biens doivent être dépensés dans ce qu’aiment Allâh et Son Messager, selon l’ijtihâd du détenteur de l’autorité. Tel est l’avis de Mâlik et d’autres parmi les Salaf, et il est rapporté un avis similaire d’Ahmad.
S’agissant du cinquième (al-khums), on a dit qu’il se répartit en cinq parts, selon l’opinion d’Ach-Shâfiʿî et l’avis le plus connu d’Ahmad ; et l’on a dit qu’il se répartit en trois parts, comme l’a soutenu Abû Ḥanîfa — qu’Allâh lui fasse miséricorde.
L’objet ici est que le serviteur-messager est supérieur au prophète-roi, tout comme Ibrâhîm, Mûsâ, ʿIsâ et Muḥammad — paix sur eux — sont supérieurs à Yûsuf, Dâwûd et Sulaymân — paix sur eux ; de même, les rapprochés devanciers sont supérieurs aux pieux gens de la droite qui ne comptent pas parmi les devanciers ; ainsi, quiconque