Ainsi, ils ne boiront pas un breuvage absolument pur ; il leur sera plutôt mêlé du breuvage des rapprochés, à la mesure même de ce qu’ils en avaient mêlé dans ce bas-monde.
[Parmi les Prophètes, certains sont des « serviteurs-messagers », d’autres des « rois-prophètes »]
De façon comparable, les Prophètes — paix sur eux — se divisent en « serviteur-messager » et en « roi-prophète ». Allâh, exalté soit-Il, proposa à Muḥammad — ṣallâ Allâhu ʿalayhi wa sallam — de choisir entre être un serviteur-messager ou un roi-prophète ; il choisit d’être un serviteur-messager. Le roi-prophète est, par exemple, Dâwûd, Sulaymân et ceux qui leur ressemblent — paix sur eux.
À propos de Sulaymân, Allâh — Très-Haut — dit :
« Seigneur, pardonne-moi et accorde-moi une royauté qu’il ne conviendra à nul autre après moi. Tu es, en vérité, le Grand Donateur.
Nous assujettîmes donc pour lui le vent, qui, par Son ordre, soufflait doucement partout où il voulait, ainsi que les démons, bâtisseurs et plongeurs,
ainsi que d’autres encore, enchaînés par des entraves.
“Voilà Notre don ; dispense-le ou retiens-le, sans qu’il ne te soit demandé de compte.” »
C’est-à-dire : « Donne à qui tu veux, prive qui tu veux, aucun compte ne te sera demandé. » Ainsi, le roi-prophète accomplit ce qu’Allâh lui a rendu obligatoire, délaisse ce qu’Il lui a interdit, et dispose de l’autorité et des biens comme il l’aime et le choisit, sans qu’il y ait pour lui de péché.
Quant au serviteur-messager, il ne donne à personne si ce n’est sur ordre de son Seigneur ; il ne distribue pas à son gré ni ne prive à son gré. Il ne donne qu’à celui qu’Allâh lui ordonne de gratifier, et n’investit de charge que celui qu’Allâh lui ordonne d’investir ; toutes ses actions sont donc des adorations vouées à Allâh — Très-Haut.
Comme il est rapporté dans le Ṣaḥîḥ d’al-Bukhârî, d’après Abû Hurayra — qu’Allâh l’agrée —, le Prophète — paix et bénédiction d’Allâh sur lui — a dit :
« Par Allâh, je ne donne à personne… »