Cela, à supposer qu’il fasse partie des alliés (awliyâ’) d’Allah — Très-Haut — : son plus haut degré ne serait alors que d’entrer dans la catégorie générale des alliés d’Allah, à l’image du prophète-roi comparé au serviteur-messager, tels Sulaymân et Yûsuf par rapport à Ibrâhîm, Mûsâ, ʿÎsâ et Muhammad — que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur eux tous.
[La mécréance de celui qui cherche refuge auprès des djinns]
Quant à celui qui emploie les djinns dans ce qu’Allah et Son Messager ont interdit, que ce soit pour du polythéisme, pour tuer une personne dont le sang est inviolable, pour leur nuire sans les tuer — en les faisant tomber malades, en leur faisant oublier la science, etc. — ou pour une turpitude, tel qu’amener quelqu’un en vue de commettre la débauche : celui-là s’est appuyé sur eux pour le péché et l’agression. S’il a recherché leur concours pour la mécréance, il est mécréant ; s’il l’a recherché pour des désobéissances, il est pécheur : soit pervers (fâsiq), soit pécheur sans perversité majeure.
Et s’il ne possède pas une connaissance complète de la Sharîʿa et qu’il recourt à eux dans ce qu’il s’imagine être des karâmât, tels que solliciter leur aide pour le pèlerinage, les faire le faire voler lors d’un samâʿ innové, les laisser le transporter à ʿArafât sans accomplir le pèlerinage légiféré qu’Allah et Son Messager ont prescrit, ou encore le déplacer d’une ville à une autre, et autres choses semblables, celui-là est dupé : ils l’ont trompé.
Beaucoup de ces gens ne savent même pas que tout cela provient des djinns ; ils ont simplement entendu dire que les alliés d’Allah possèdent des karâmât extraordinaires, et il n’est