à Assouan, en Égypte, ainsi que dans les montagnes du pays des Rûm et du Khorassan, dans certaines hauteurs de la Jazîrah et ailleurs encore ; le mont al-Lakâm, le mont al-Aḥîsh, le mont Sûlân près d’Ardabîl, le mont Shahnak aux environs de Tabrîz, le mont Mashkû auprès d’Atchwân, le mont Nihâwand, et d’autres chaînes montagneuses où certaines gens s’imaginent qu’habitent des hommes vertueux parmi les fils d’Adam.
Ils les appellent : « les Hommes de l’Invisible (Rijâl al-Ghayb) », alors qu’en réalité il ne s’y trouve que des hommes d’entre les djinns ; or les djinns sont, eux aussi, des « hommes », tout comme les humains sont des hommes.
Le Très-Haut a dit :
« Il y avait des hommes d’entre les humains qui cherchaient refuge auprès d’hommes d’entre les djinns ; ceux-ci ne firent qu’accroître leur détresse. » (Coran 72 : 6)
Parmi eux, il en est qui apparaissent sous l’aspect d’un shaʿrânî, être velu dont la peau ressemble à celle de la chèvre ; celui qui ne le connaît pas croit qu’il est humain, alors qu’il s’agit d’un djinn.
On dit encore : sur chacune de ces montagnes résident les quarante abdâl. Mais ceux qu’ils prennent pour les abdâl ne sont en réalité que des djinns installés sur ces sommets, comme on peut l’établir par divers moyens.
Ce sujet est trop vaste pour être traité ici en détail et pour exposer tout ce que nous en savons, car nous avons vu et entendu à ce propos des faits dont la description dépasserait les limites de ce bref traité rédigé pour celui qui nous a demandé d’exposer, de façon générale, la question des alliés d’Allâh – qu’Il soit exalté.
[Catégories de gens face aux phénomènes extraordinaires]
Les hommes, devant les faits extraordinaires, se divisent en trois catégories :
La première nie l’existence de tels phénomènes pour quiconque autre que les Prophètes, tout en les admettant parfois de manière générale,