[La condition des idoles de la Jâhiliyyah]
De même, les adorateurs des idoles sont interpellés par les démons ; il en est ainsi de quiconque implore le secours d’un mort ou d’un absent, invoque le défunt ou l’appelle à l’aide, ou s’imagine que l’invocation auprès de sa tombe vaut mieux que celle qui se fait dans les maisons et les mosquées.
On rapporte à ce sujet un ḥadith que tous les gens de science déclarent mensonger :
« Lorsque vos affaires se compliquent, recourez aux gens des tombes. »
Ce propos n’est qu’une invention visant à ouvrir la porte du shirk.
Chez les innovateurs et les polythéistes – et chez ceux qui leur ressemblent parmi les adorateurs d’idoles, les chrétiens et les égarés parmi les musulmans – on observe, auprès des mausolées, des phénomènes qu’ils prennent pour des karâmât alors qu’ils proviennent en réalité des démons : ils déposent, par exemple, un pantalon près de la tombe et le retrouvent noué, ou bien ils y amènent un possédé et pensent que son démon l’a quitté ; le démon agit ainsi afin de les égarer. Pourtant, si l’on récite là, avec sincérité, le verset du Kursî, tout cela s’annule, car le tawḥîd chasse le démon.
C’est ainsi que certains furent emportés dans les airs ; dès qu’ils prononcèrent : « Lâ ilâha illâ Allâh », ils retombèrent. De même, l’un d’eux peut croire voir la tombe se fendre et un homme en sortir ; il pense qu’il s’agit du défunt, alors que ce n’est qu’un démon.
Le sujet est vaste et cet endroit ne permet pas d’en traiter tous les détails.
[Les grottes des démons]
Du fait que cette retraite dans les grottes et les déserts constitue une innovation que ni Allâh ni Son Messager n’ont légiférée, les démons ont pris l’habitude de hanter les grottes et les montagnes, telles que la « Grotte du Sang » au mont Qâsiyoun, le mont Liban sur le littoral du Shâm, et le mont al-Fatḥ