Ils inscrivent ainsi ces passages sacrés avec une souillure, et les djinns font alors jaillir l’eau pour lui ou la transportent, en contrepartie de l’impiété par laquelle il les satisfait. Il arrive même qu’ils lui amènent la femme ou le garçon qu’il convoite, soit dans les airs, soit en le poussant de force jusqu’à lui.
Et il en est d’autres choses semblables dont la description serait trop longue.
Croire à tout cela, c’est croire au jibt et au ṭâghoût. Le jibt : la sorcellerie ; le ṭâghoût : les démons et les idoles. Mais si l’homme obéit à Allah et à Son Messager, intérieurement comme extérieurement, il leur est impossible de s’introduire auprès de lui ni même de pactiser avec lui.
C’est pourquoi, le culte légiféré pour les musulmans se déroulant dans les mosquées — maisons d’Allah —, ceux qui les fréquentent assidûment sont les plus éloignés des états démoniaques. Quant aux adeptes du polythéisme et de l’innovation, ils exaltent les tombes et les mausolées des morts ; ils invoquent le défunt, ou invoquent par son intermédiaire, ou pensent que la prière auprès de lui est exaucée : ils sont ainsi plus proches des états démoniaques.
[Prendre les tombes pour mosquées]
Il est en effet authentifié, dans les deux Ṣaḥîḥ, que le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — a dit :
« Qu’Allah maudisse les Juifs et les Chrétiens : ils ont pris les tombes de leurs prophètes pour mosquées. »
Il est également rapporté dans le Ṣaḥîḥ de Muslim qu’il déclara, cinq nuits avant sa mort :
« L’homme qui m’a témoigné le plus de bien, par sa compagnie et ses biens, est Abou Bakr ; et si j’avais dû choisir un ami intime parmi les gens de la terre, je l’aurais assurément pris… »