Il dit : « Il t’a certes dit la vérité, bien qu’il soit un grand menteur », et il l’informa qu’il s’agissait d’un démon.
Ainsi, lorsque l’on récite Āyat al-Kursî avec sincérité face à des phénomènes démoniaques, celle-ci les annule : tel est le cas de celui qui, sous l’emprise d’un état satanique, entre dans le feu, ou de celui qui assiste à des séances de sifflements et de battements de mains ; les démons descendent alors sur lui et parlent par sa bouche des propos qu’il ignore et qu’il ne comprend peut-être même pas.
Il peut également dévoiler aux personnes présentes ce qu’ils portent dans leurs cœurs, ou encore s’exprimer en diverses langues, tout comme le djinn parle par la bouche du possédé.
L’homme qui vit cet état n’en a aucune conscience, à l’instar du possédé que le démon malmène, habite et fait parler ; lorsqu’il revient à lui, il ne se souvient de rien de ce qu’il a dit.
C’est pourquoi il arrive qu’on frappe le possédé — on le bat si violemment que, si un homme sain avait reçu ces coups, il en serait mort ou gravement malade —, et ces coups n’affectent pas l’être humain ; lorsqu’il reprend ses esprits, il affirme n’avoir rien ressenti, car les coups visaient le djinn qui l’habitait.