Or, un nuage vint l’abriter et un fauve le protégeait tandis qu’il gardait les montures de ses compagnons ; en effet, il leur avait posé comme condition, lors des expéditions, qu’il serait à leur service.
Quant à Muṭarrif ibn aš-Šaḫḫīr, lorsqu’il entrait chez lui, sa vaisselle proclamait la gloire d’Allâh avec lui. Un jour, alors qu’il cheminait dans l’obscurité avec un compagnon, l’extrémité de leur fouet s’illumina pour les guider.
Lorsque al-Aḥnaf ibn Qays mourut, la calotte d’un homme tomba dans sa tombe ; celui-ci se pencha pour la reprendre et constata que la sépulture avait été élargie à perte de vue.
Ibrâhîm at-Tamîmî pouvait passer un ou deux mois sans rien manger. Il sortit pour se procurer de la nourriture pour sa famille, mais n’en trouva point. Traversant alors une plaine rougeâtre, il en prit un peu, puis revint chez les siens ; lorsqu’il ouvrit ce qu’il avait recueilli, c’était du blé rouge. Chaque fois qu’il en semait, l’épi, de la base jusqu’au sommet, sortait chargé de grains serrés.
ʿUtbah al-Ghulâm avait demandé à son Seigneur trois grâces : une belle voix, des larmes abondantes et une subsistance sans peine. Aussi, lorsqu’il récitait, il pleurait et faisait pleurer ; ses larmes coulaient durant toute sa vie, et, rentrant chez lui, il y trouvait sa nourriture sans savoir d’où elle venait.
ʿAbd al-Wâḥid ibn Zayd fut atteint de paralysie. Il implora son Seigneur de délier ses membres pour l’ablution rituelle ; ainsi, à chaque wouḍoʾ, ses membres retrouvaient leur mobilité, puis la paralysie revenait aussitôt après.