Son cheval fut ainsi rendu à la vie. Lorsqu’il arriva chez lui, il dit :
« Ô mon fils, enlève la selle du cheval, car elle n’est qu’un dépôt emprunté. »
Il enleva la selle et le cheval mourut.
Une fois, à al-Ahwâz, il ressentit la faim ; il implora alors Allâh – glorifié et exalté soit-Il – de lui accorder de quoi se nourrir. Derrière lui tomba un panier de dattes fraîches enveloppé dans un tissu de soie. Il mangea les dattes, et l’étoffe demeura quelque temps chez son épouse.
Un lion s’approcha encore de lui alors qu’il priait de nuit dans son bosquet. Quand il eut prononcé les salutations finales, il lui dit :
« Cherche ta subsistance ailleurs que dans cet endroit. »
Le lion se retira en rugissant.
Quant à Saʿīd ibn al-Musayyib, durant les journées d’al-Ḥarrah, il entendait l’appel à la prière provenir de la tombe du Messager d’Allâh – paix et bénédictions sur lui – aux heures canoniques, alors que la mosquée était vide et qu’il n’y restait que lui.
Un homme de la tribu des Nakhaʿ possédait un âne qui mourut en chemin. Ses compagnons lui dirent :
« Viens, répartissons ta charge sur nos montures. »
Il répondit :
« Accordez-moi un instant. »
Il fit soigneusement ses ablutions, accomplit deux unités de prière puis invoqua Allâh, le Très-Haut ; Allâh ressuscita son âne, et il y remit son bagage.
Lorsque Uways al-Qaranî mourut, on trouva parmi ses vêtements des linceuls qu’il ne possédait pas auparavant, ainsi qu’une tombe déjà creusée, pourvue d’une niche taillée dans le roc. On l’y enterra et on le couvrit de ces étoffes.
ʿAmr ibn ʿUqbah ibn Farqad accomplissait un jour la prière sous une chaleur accablante