Il se rendit à Médine après la mort du Prophète — paix et bénédictions d’Allâh sur lui — ; ʿUmar le fit asseoir entre lui et Abû Bakr aṣ-Ṣiddîq — qu’Allâh les agrée tous deux — et déclara :
« Louange à Allâh qui ne m’a pas fait mourir avant que je voie, dans la communauté de Muḥammad — paix et bénédictions sur lui —, un homme auquel il a été fait ce qui fut fait à Ibrâhîm, l’ami intime d’Allâh. »
Sa servante lui mit du poison dans la nourriture ; cela ne lui causa aucun tort. Une femme avait monté son épouse contre lui ; il invoqua contre elle et elle devint aveugle. Lorsqu’elle vint repentante, il pria en sa faveur et Allâh lui rendit la vue.
ʿAmr ibn ʿAbd Qays recevait sa solde, deux mille dirhams, qu’il glissait dans la manche de sa tunique ; jamais il ne rencontrait un mendiant sans lui en donner sans compter, puis il rentrait chez lui et la somme n’avait ni diminué de nombre ni de poids.
Il passa près d’une caravane qu’un lion tenait en échec. Il s’avança jusqu’à ce que le fauve effleure ses vêtements, posa ensuite son pied sur son cou et dit :
« Tu n’es qu’un chien parmi les chiens du Tout-Miséricordieux ; j’aurais honte devant Allâh de redouter autre chose que Lui. » La caravane put alors poursuivre sa route.
Il demanda à Allâh, exalté soit-Il, d’adoucir pour lui les ablutions en hiver ; on lui apportait dès lors de l’eau fumante. Il implora aussi son Seigneur afin que Satan n’atteigne pas son cœur durant la prière, et celui-ci n’y parvint jamais.
Al-Ḥasan al-Baṣrî se déroba à al-Ḥajjâj ; on pénétra chez lui à six reprises, mais il invoqua Allâh, le Puissant, le Majestueux, si bien qu’ils ne le virent point. Il supplica également contre l’un des khawârij — qui les tourmentait — et celui-ci tomba raide mort.
Quant à Ṣilah ibn Ashyam, son cheval mourut alors qu’il était en expédition. Il dit :
« Ô Allâh, ne laisse aucune créature avoir sur moi la moindre faveur. »
Il invoqua alors Allâh, le Puissant, le Majestueux, et Celui-ci le fit revivre.