et fais-la périr sur sa propre terre ; elle fut alors frappée de cécité, tomba dans une fosse de son domaine et y mourut.
Quant à al-ʿAlâʾ ibn al-Ḥaḍramî, gouverneur que le Messager d’Allâh – paix et bénédictions sur lui – avait établi sur Bahreïn, il disait dans son invocation :
« Ô Très-Savant, ô Très-Clément, ô Très-Élevé, ô Très-Grand ! », et son appel était exaucé. Il implora Allâh pour qu’on puisse boire et faire les ablutions lorsque l’eau vint à manquer, et pour que ceux qui viendraient après eux soient, eux aussi, abreuvés ; il fut exaucé. Il L’invoqua encore quand la mer leur barra la route et qu’ils ne pouvaient la franchir avec leurs montures ; ils traversèrent alors tous sur l’eau sans que les selles de leurs chevaux ne fussent mouillées. Il pria également Allâh afin que son corps ne fût pas aperçu après sa mort ; on ne le trouva pas dans sa tombe.
Un prodige analogue se produisit pour Abû Muslim al-Khawlânî – qu’on avait jeté dans le feu : lui et les hommes du camp qui l’accompagnaient marchèrent sur le Tigre tandis que le fleuve, en crue, charriait des troncs d’arbres. Puis il se tourna vers ses compagnons et dit :
« Avez-vous perdu quelque chose de vos effets pour que j’invoque Allâh, Puissant et Majestueux, à ce sujet ? » L’un d’eux répondit : « J’ai perdu une musette. » Il dit : « Suis-moi. » Il le suivit et ils la trouvèrent accrochée à quelque chose ; il la récupéra.
Lorsque al-Aswad al-ʿAnsî prétendit la prophétie, il rechercha Abû Muslim et lui dit : « Attestes-tu que je suis le Messager d’Allâh ? » – « Je n’entends pas », répondit-il. – « Attestes-tu que Muḥammad est le Messager d’Allâh ? » – « Oui. » Sur quoi il fit allumer un feu et on le jeta dedans ; on le trouva debout, en prière, au milieu des flammes, qui étaient devenues pour lui fraîcheur et salut.