Quant à Saʿd ibn Abî Waqqâṣ, son invocation était exaucée : jamais il n’adressa une prière sans qu’elle ne fût agréée. C’est lui qui mit en déroute les armées de Kisrâ et ouvrit l’Irak.
Lorsque ʿUmar ibn al-Khaṭṭâb dépêcha une armée, il en confia le commandement à un homme nommé Sâriyah. Or, tandis que ʿUmar prononçait le sermon, il se mit soudain à crier du haut de la chaire : « Ô Sâriyah ! la montagne… ô Sâriyah ! la montagne, la montagne ! » Lorsque l’émissaire de l’armée revint, ʿUmar l’interrogea. Il répondit : « Ô Commandeur des croyants, nous avons rencontré notre ennemi qui nous avait repoussés ; soudain nous avons entendu une voix répéter : “Ô Sâriyah ! la montagne, ô Sâriyah ! la montagne !” Nous nous sommes alors adossés à la montagne et Allâh – exalté soit-Il – les a vaincus. »
Lorsque Zunayrah fut torturée pour la cause d’Allâh et qu’on voulut la détourner de l’Islam, elle demeura ferme dans sa foi et perdit la vue. Les polythéistes dirent : « Al-Lât et al-ʿUzzâ lui ont ôté la vue. » Elle répliqua : « Certainement pas, par Allâh ! » Allâh lui rendit alors la vue.
Saʿîd ibn Zayd, quant à lui, invoqua contre Arwâ bint al-Ḥakam lorsqu’elle porta contre lui une accusation mensongère et dit : « Ô Allâh, si elle est menteuse, aveugle-lui la vue. »