Et le Khalîl – paix sur lui – dit à son peuple :
« Voyez donc ce que vous adoriez,
– vous et vos plus anciens ancêtres – ;
ils sont pour moi des ennemis,
à l’exception du Seigneur des mondes. »
Et le Très-Haut a dit :
« Il y eut certes pour vous un excellent modèle en Ibrâhîm et en ceux qui étaient avec lui, lorsqu’ils dirent à leur peuple : “Nous vous désavouons, ainsi que ce que vous adorez en dehors d’Allâh. Nous vous renions, et l’inimitié et la haine se sont à jamais déclarées entre nous et vous jusqu’à ce que vous croyiez en Allâh seul” – à l’exception de la parole d’Ibrâhîm à son père : “J’implorerai certes pour toi le pardon, mais je ne puis rien pour toi auprès d’Allâh.” »
Et Il – exalté soit-Il – a dit :
« Dis : “Ô vous les mécréants !
je n’adore pas ce que vous adorez ;
et vous n’êtes pas adorateurs de ce que j’adore ;
et je ne serai jamais adorateur de ce que vous adorez ;
et vous ne serez jamais adorateurs de ce que j’adore.
À vous votre religion, et à moi ma religion.” »
Cette parole implique son désaveu de leur religion, sans pour autant signifier qu’il l’approuve, comme le Très-Haut l’a dit dans un autre verset :
« Et s’ils te traitent de menteur, dis : “À moi mon œuvre, et à vous la vôtre. Vous êtes innocents de ce que je fais, et je suis innocent de ce que vous faites.” »
Quant à celui parmi les athées qui s’imagine qu’il s’agirait là d’une approbation de la religion des mécréants, il compte parmi les plus grands menteurs et les plus infidèles, à l’instar de celui qui prétend que la parole divine :
« Ton Seigneur a décrété »
signifie « a prédestiné », affirmant qu’Allâh – glorifié soit-Il – ne décrète rien sans que cela ne se réalise, et allant jusqu’à soutenir que les adorateurs d’idoles n’ont, en réalité, adoré qu’Allâh. Un tel individu se trouve parmi les pires négateurs des Écritures révélées.