qu’il se trouverait pour l’un quelconque des alliés d’Allah une voie menant à Allah autre que la conformité, intérieure et extérieure, à Muḥammad – qu’Allah le couvre d’éloges et lui accorde la paix – ; quiconque donc ne le suit pas, intérieurement comme extérieurement, est un mécréant.
[Argument tiré de l’histoire de Moïse et d’al-Khaḍir et réfutation en deux points]
Quant à celui qui, à cet égard, invoque l’épisode de Moïse avec al-Khaḍir, il se trompe sur deux points :
- Moïse n’avait pas été envoyé auprès d’al-Khaḍir et al-Khaḍir n’était pas tenu de le suivre, car Moïse avait été dépêché aux Fils d’Israël. Or Muḥammad – qu’Allah prie sur lui et le salue – a été envoyé de façon universelle aux deux charges, les djinns et les humains ; même si quelqu’un de plus éminent qu’al-Khaḍir, tels Ibrāhīm, Moïse ou ʿĪsā, l’avait rencontré, il lui aurait été obligatoire de le suivre. Que dire alors d’al-Khaḍir, qu’il fût prophète ou allié d’Allah ! C’est d’ailleurs pourquoi al-Khaḍir dit à Moïse :
« Je possède une science tirée de la Science d’Allah qu’Il m’a enseignée et que tu ne connais pas, et tu détiens une science tirée de la Science d’Allah qu’Il t’a enseignée et que je ne connais pas. »
Or, nul parmi les deux espèces – hommes et djinns – à qui est parvenu le message de Muḥammad – qu’Allah prie sur lui et le salue – n’a le droit de tenir de tels propos.
- De plus, les actes accomplis par al-Khaḍir n’étaient en rien contraires à la Loi de Moïse – sur lui la paix –, mais Moïse ignorait les causes qui rendaient licites