Ainsi, le Maître de la création – que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui – a informé que, lorsqu’il tranche selon ce qu’il entend alors qu’en réalité la vérité est autre, il n’est pas permis au bénéficiaire du jugement de prendre ce qui lui a été octroyé ; ce qui lui serait alors alloué ne serait qu’un morceau de feu.
Les savants sont unanimes sur ce principe lorsqu’il s’agit des biens relevant de la propriété pure.
Lorsque le juge rend un verdict en se fondant sur ce qu’il considère comme une preuve légale, tels le témoignage ou l’aveu, tandis que la réalité intérieure est contraire à l’apparence, il n’est, par consensus, pas licite au bénéficiaire de saisir ce qui lui a été attribué.
Et si le juge statue de la même manière au sujet des contrats et de leurs dissolutions, la plupart des savants affirment que la règle reste identique ; tel est l’avis de Mālik, d’al-Shāfiʿī et d’Aḥmad ibn Ḥanbal, tandis qu’Abū Ḥanīfa – qu’Allah l’agrée – distingue entre les deux cas.
[Portée des termes Sharʿ et Sharîʿa] Lorsque les termes Sharʿ et Sharîʿa désignent le Livre d’Allah et la Sunna, nul – qu’il fasse partie des alliés d’Allah ou non – n’a le droit de s’en écarter, et celui qui pense que