Ainsi donc, ceux qui les précédèrent traitèrent [le message] de mensonge jusqu’à ce qu’ils goûtent Notre rigueur. Dis : « Tenez-vous quelque science que vous puissiez produire pour nous ? Vous ne suivez que conjecture et vous ne faites que supposer. » Dis : « À Allah appartient l’argument irréfutable ; s’Il avait voulu, Il vous aurait certes guidés, tous autant que vous êtes. »
Si le décret (al-qadar) constituait une preuve recevable pour quiconque, Allah n’aurait pas châtié les négateurs des messagers – comme le peuple de Noé, ʿÂd, Thamûd, les cités renversées et le peuple de Pharaon – et Il n’aurait pas prescrit l’application des peines légales contre les transgresseurs. Nul ne se prévaut du décret si ce n’est celui qui suit ses passions sans guidée d’Allah. Ainsi, celui qui considère le décret comme une excuse levant des gens de péché tout blâme et toute sanction devrait, par cohérence, s’abstenir de blâmer quiconque ou de punir celui qui l’agresse ; il lui deviendrait indifférent de recevoir ce qui procure le plaisir ou ce qui cause la douleur, sans distinguer entre celui qui lui fait du bien et celui qui lui fait du mal. Cela est impossible selon la nature, la raison et la Sharîʿa.
Allah – Très-Haut – a dit :
« Allons-Nous traiter ceux qui ont cru et accompli de bonnes œuvres comme les corrupteurs sur terre ? Allons-Nous traiter les pieux comme les pervers ? »
Il – Exalté soit-Il – a dit :
« Allons-Nous donc faire des musulmans les mêmes que les criminels ? »
Il – Majestueux – a dit :
« Ceux qui commettent des méfaits pensent-ils que Nous les mettrons sur le même pied que ceux qui ont cru et accompli de bonnes œuvres, [leur vie comme] leur mort étant semblables ? Quel détestable jugement ! »
Il – Béni et Très-Haut – a dit :
« Pensiez-vous que Nous vous avions créés en vain et que vous ne seriez pas ramenés à Nous ? »
Et Il a dit