Cela n’est nullement contraire à Sa parole :
« Mangez et buvez en toute quiétude pour ce que vous avez avancé dans les jours révolus »,
car le Messager d’Allah – qu’Allah prie sur lui et le salue – a nié la préposition bāʾ de rétribution et d’équivalence, tandis que le Coran a affirmé la bāʾ de causalité.
Quant à la parole de celui qui dit : « Lorsque Allah aime un serviteur, les péchés ne lui nuisent pas », elle signifie que, lorsqu’Il aime un serviteur, Il l’inspire au repentir et à la demande de pardon, de sorte qu’il ne persiste pas dans les péchés. Celui qui pense, en revanche, que les péchés ne nuisent pas à celui qui y persévère est égaré et contredit le Livre, la Sunna ainsi que le consensus des pieux prédécesseurs et des imâms. Bien au contraire, « quiconque aura fait le poids d’un atome de bien le verra, et quiconque aura fait le poids d’un atome de mal le verra ».
Les serviteurs loués [par Allah] sont uniquement ceux qu’Il mentionne dans Sa parole :
« Hâtez-vous vers un pardon de votre Seigneur et vers un Jardin aussi vaste que les cieux et la terre, préparé pour les pieux ; ceux qui dépensent (de leurs biens) dans l’aisance comme dans la difficulté, qui maîtrisent leur colère et qui pardonnent aux gens – et Allah aime les bienfaisants – ; et ceux qui, lorsqu’ils commettent une turpitude ou se font du tort à eux-mêmes, se rappellent Allah, implorent le pardon pour leurs péchés – et qui donc pardonne les péchés sinon Allah ? – et ne persistent pas sciemment dans ce qu’ils ont fait. »
[Considérer le décret divin comme argument en faveur des gens de péché relève du polythéisme]
Quiconque pense que le décret (al-qadar) constitue une preuve pour les gens de péché appartient à la même catégorie que les polythéistes au sujet desquels Allah – Très-Haut – a dit :
« Les associateurs diront : “Si Allah l’avait voulu, nous ne L’aurions pas associé, pas plus que nos pères, et nous n’aurions rien déclaré illicite.” »
Et Allah – Exalté soit-Il – répondit : « Ainsi… »