du polythéisme et des idoles ; il se retrouve ainsi exclu de la religion d’Ibrâhîm, l’Ami intime — que les bénédictions et la paix d’Allah soient sur lui.
Allah — Très-Haut — a dit :
« Vous avez certes en Ibrâhîm et en ceux qui l’accompagnaient un excellent modèle, lorsqu’ils dirent à leur peuple : “Nous nous désavouons de vous ainsi que de ce que vous adorez en dehors d’Allah. Nous vous renions, et l’inimitié et la haine se sont manifestées entre nous et vous, à jamais, jusqu’à ce que vous croyiez en Allah seul.” »
Et le Khalîl — sur lui la paix — dit à son peuple polythéiste :
« Que pensez-vous donc de ce que vous adoriez, vous et vos plus lointains ancêtres ? Ils sont pour moi des ennemis, à l’exception du Seigneur des mondes. »
[Au sujet du poème « Nazm al-Sulûk » et de l’illusion d’Ibn al-Fâriḍ quant à la divinité]
Allah — Très-Haut — a également dit :
« Tu ne trouveras pas de peuple qui croie en Allah et au Jour dernier manifester de l’affection envers ceux qui s’opposent à Allah et à Son Messager, fût-ce leurs pères, leurs fils, leurs frères ou leur clan. Ceux-là, Il a inscrit la foi dans leur cœur et les a soutenus d’un Esprit venant de Lui. »
Or, certains ont composé, selon cette doctrine, des ouvrages et des poèmes ; tel est le cas du poème d’Ibn al-Fâriḍ intitulé « Nazm al-Sulûk », dans lequel il dit :
À elle vont mes prières, en la station, avec ferveur ;
Et j’atteste qu’en retour, pour moi, elle pria, avec ferveur.
Nous sommes un seul orant, prosterné devant la Vérité ;
Ma prière ne vise nul autre : tout y converge vers la Vérité.