« Auprès du Détenteur du Trône, doté d’une position éminente, obéi là-haut, puis digne de confiance. »
Et Muhammad – qu’Allah prie sur lui et le salue –
« l’a certes vu à l’horizon manifeste »,
et Il – exalté soit-Il – l’a décrit ainsi :
« Doué d’une force prodigieuse, doté d’une parfaite prestance ; il se dressa alors, étant sur l’horizon suprême. Puis il s’approcha et descendit, se trouvant à deux portées d’arc, ou plus près encore. Il révéla alors à Son serviteur ce qu’Il révéla. Le cœur n’a point menti sur ce qu’il a vu. Allez-vous donc contester ce qu’il voit ? Il le vit certes lors d’une autre descente, près du lotus de la limite ultime ; près de lui se trouve le Jardin du refuge, quand le lotus était couvert par ce qui le couvrait. Le regard ne dévia point et ne dépassa pas la mesure. Il a certes vu, parmi les signes de son Seigneur, les plus grands. »
Il est rapporté dans les deux Ṣaḥīḥ, d’après ʿÂʾishah – qu’Allah l’agrée –, que le Prophète – qu’Allah prie sur lui et le salue – ne vit Jibrîl, dans la forme dans laquelle il fut créé, qu’à deux reprises : la première à l’horizon suprême, et la seconde lors de la descente près du lotus de la limite ultime.
Par ailleurs, Jibrîl – sur lui la paix – est qualifié ailleurs d’« Esprit fidèle » et d’« Esprit de sainteté », entre autres attributs qui démontrent qu’il est l’une des plus imposantes créatures vivantes et douées de raison d’Allah – exalté soit-Il –, une essence subsistante par elle-même, et nullement un fantasme logé dans l’âme du Prophète, comme le prétendent ces philosophes athées qui se réclament faussement de la sainteté d’Allah et se considèrent plus savants que les prophètes.