et : « Dis : Je cherche protection auprès du Seigneur des hommes », – ces deux sourates.
Dans les Ṣaḥīḥ de al-Bukhârî et Muslim, ʿÂʾicha rapporte que, lorsque le Prophète ﷺ se plaignait d’un mal, il récitait sur lui-même les deux sourates protectrices et soufflait légèrement ; chaque fois que la douleur s’intensifiait, c’est moi qui les récitais pour lui, puis je passais sa propre main sur son corps, dans l’espoir d’en tirer bénédiction.
An-Nafth : un souffle sans salive.
Deuxièmement – Il est établi dans les deux Ṣaḥīḥ, d’après ʿÂʾicha, qu’un Juif des Banû Zurayq, nommé Labîd ibn al-Aʿṣam, jeta un sort au Prophète ﷺ, au point qu’il lui semblait avoir accompli une action alors qu’il ne l’avait pas faite ; il demeura ainsi aussi longtemps qu’Allâh le voulut.
Dans une autre version, hors des deux Ṣaḥīḥ, il est précisé : une année. Puis il déclara :
« Ô ʿÂʾicha, as-tu remarqué qu’Allâh m’a révélé la réponse à la question que je Lui avais soumise ? Deux anges sont venus ; l’un s’assit près de ma tête, l’autre près de mes pieds. Celui qui était à ma tête dit à l’autre (1) : “Quel est l’état de cet homme ?” — “Il est ensorcelé (2).” — “Qui l’a ensorcelé ?” — “Labîd ibn al-Aʿṣam.” — “Avec quoi ?” — “Avec un peigne, des résidus de cheveux (3) et la gaine desséchée d’une fleur de palmier mâle (4), placés sous une pierre plate, au fond du puits de Dhî Awrân (5).” »
Le Prophète se rendit alors à ce puits et fit extraire l’objet. Fin du récit authentique.
Ibn ʿAbbâs (6) dit également : « Ne t’es-tu pas rendu compte, ô ʿÂʾicha, qu’Allâh, le Très-Haut, m’a informé de mon mal ? »
Il envoya ensuite ʿAlî, az-Zubayr et ʿAmmâr ibn Yâsir ; ils puisèrent l’eau du puits, dont l’aspect rappelait une décoction de henné, soulevèrent la pierre — la raʿûfa, pierre laissée au fond du puits sur laquelle se tient celui qui puise —, puis retirèrent la cosse : on y trouva des cheveux humains, des dents de peigne, ainsi qu’une corde tendue comportant onze nœuds serrés avec des aiguilles. Allâh, Exalté soit-Il, fit alors descendre ces deux sourates, qui comptent onze versets, correspondant au nombre de ces nœuds, et Il ordonna qu’on cherche protection par elles ; chaque fois que le Prophète récitait un verset, un nœud se dénouait et il ressentait un soulagement, jusqu’à ce que le dernier nœud fût défait — comme s’il venait d’être libéré d’une entrave —, et il dit : « Il n’y a plus aucun mal. »
Gabriel se mit alors à pratiquer l’incantation sur le Messager d’Allâh ﷺ en disant : « Au nom d’Allâh… »