Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Le Prophète — que les prières et la paix d’Allah soient sur lui — dit :
« Je perçois vraiment le souffle[1] de votre Seigneur venant du côté du Yémen. »

[1] nafas : « souffle ». Deux interprétations en ont été données :
– La première : il s’agit du soulagement, en raison du flot continu de leurs conversions à l’Islam par foules.
– La seconde : Allah, exalté soit-Il, a dissipé la détresse de Son Prophète — salla Llahu ʿalayhi wa sallam — par les gens du Yémen, lesquels sont les Anṣâr.

Jâbir b. ʿAbd Allâh rapporte : « J’ai entendu le Messager d’Allah — salla Llahu ʿalayhi wa sallam — dire : « Les gens sont entrés dans la religion d’Allah par cohortes, et ils en sortiront par cohortes. » » Ce propos est cité par al-Mâwardî.

Dans la version d’al-Thaʿlabî :
Abû ʿAmmâr a dit : « Jâbir m’a rapporté — pour Jâbir — : il me questionna sur l’état des gens ; je l’informai alors de leur dissension et de leurs divisions. Il se mit à pleurer et déclara : « J’ai entendu le Messager d’Allah — salla Llahu ʿalayhi wa sallam — dire : “Les gens sont entrés dans la religion d’Allah en foules, et ils sortiront de la religion d’Allah en foules.” » »

[Sourate an-Naṣr, 110 : 3]
« Glorifie, par la louange de ton Seigneur, et implore Son pardon ; Il est certes Grand Accueillant au repentir. » (3)

Sa parole — exalté soit-Il — : « Glorifie, par la louange de ton Seigneur, et implore Son pardon » signifie : lorsque tu pries, multiplie cela.

On a également dit que « sabbiḥ » veut dire : prie.

Selon Ibn ʿAbbâs : « bi-ḥamdi rabbika » signifie « en Le louant pour la victoire et la conquête qu’Il t’a accordées », et « wa-staghfirhu » : « demande à Allah le pardon ».

Il a aussi été dit : « sabbiḥ » désigne la proclamation de Sa transcendance, c’est-à-dire déclare-Le exempt de tout ce qui ne Lui sied pas, tout en Le remerciant ; et « wa-staghfirhu » : sollicite le pardon d’Allah en persévérant dans Son rappel. La première explication est la plus manifeste.

Les Imâms ont rapporté — la formulation est celle d’al-Bukhârî — d’après ʿÂʾisha — qu’Allah l’agrée — qu’elle a dit : « Après la révélation de la sourate “Lorsque vient le secours d’Allah et la conquête”, le Messager d’Allah — salla Llahu ʿalayhi wa sallam — n’accomplit aucune prière sans dire : “Gloire à Toi, notre Seigneur, et par Ta louange ; ô Allah, pardonne-moi.” »

Elle rapporta encore : « Le Messager d’Allah — salla Llahu ʿalayhi wa sallam — répétait fréquemment, dans son rukûʿ et dans sa sujûd : “Subḥânaka llâhumma rabbânâ wa bi-ḥamdik, Allâhumma ighfir lī”, appliquant ainsi (l’ordre du) Coran. »

Dans une version hors des deux Ṣaḥîḥ :
Umm Salama dit : « À la fin de sa vie, le Prophète — salla Llahu ʿalayhi wa sallam — ne se levait ni ne s’asseyait, n’allait ni ne venait sans dire : “Subḥân-Allâh wa bi-ḥamdih, astaghfiru Llah wa atûb(u) (ilayh)”, c’est-à-dire : “Gloire et louange à Allah, je demande pardon à Allah et je me repens.” »

صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ قَالَ: [إِنِّي لَأَجِدُ نَفَسَ «١» رَبِّكُمْ مِنْ قِبَلِ الْيَمَنِ [وَفِيهِ تَأْوِيلَانِ: أَحَدُهُمَا: أَنَّهُ الْفَرَجُ، لِتَتَابُعِ إِسْلَامِهِمْ أَفْوَاجًا. وَالثَّانِي: مَعْنَاهُ أَنَّ اللَّهَ تَعَالَى نَفَّسَ الْكَرْبَ عَنْ نَبِيِّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ بِأَهْلِ الْيَمَنِ، وَهُمُ الْأَنْصَارُ. وَرَوَى جَابِرِ بْنِ عَبْدِ اللَّهِ قَالَ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: [إِنَّ النَّاسَ دَخَلُوا فِي دِينِ اللَّهِ أَفْوَاجًا، وَسَيَخْرُجُونَ مِنْهُ أَفْوَاجًا [ذَكَرَهُ الْمَاوَرْدِيُّ، وَلَفْظُ الثَّعْلَبِيِّ: وَقَالَ أَبُو عَمَّارٍ حَدَّثَنِي جَابِرٌ لِجَابِرٍ، قَالَ: سَأَلَنِي جَابِرٌ عَنْ حَالِ النَّاسِ، فَأَخْبَرْتُهُ عَنْ حَالِ اخْتِلَافِهِمْ وَفُرْقَتِهِمْ، فَجَعَلَ يَبْكِي وَيَقُولُ: سَمِعْتُ رَسُولَ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يَقُولُ: [إِنَّ النَّاسَ دَخَلُوا فِي دِينِ اللَّهِ أَفْوَاجًا، وَسَيَخْرُجُونَ مِنْ دِينِ اللَّهِ أَفْوَاجًا [ [[سورة النصر (١١٠) : آية ٣]] فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ إِنَّهُ كانَ تَوَّاباً (٣) قَوْلُهُ تَعَالَى: (فَسَبِّحْ بِحَمْدِ رَبِّكَ وَاسْتَغْفِرْهُ) أَيْ إِذَا صَلَّيْتَ فَأَكْثِرْ مِنْ ذَلِكَ. وَقِيلَ: مَعْنَى سَبِّحْ: صَلِّ، عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ: بِحَمْدِ رَبِّكَ أَيْ حَامِدًا لَهُ عَلَى مَا آتَاكَ مِنَ الظَّفَرِ وَالْفَتْحِ. وَاسْتَغْفِرْهُ أَيْ سَلِ اللَّهَ الْغُفْرَانَ. وَقِيلَ: فَسَبِّحْ الْمُرَادُ بِهِ: التَّنْزِيهُ، أَيْ نَزِّهْهُ عَمَّا لَا يَجُوزُ عَلَيْهِ مَعَ شُكْرِكَ لَهُ. وَاسْتَغْفِرْهُ أَيْ سَلِ اللَّهَ الْغُفْرَانَ مَعَ مُدَاوَمَةِ الذِّكْرِ. وَالْأَوَّلُ أَظْهَرُ. رَوَى الْأَئِمَّةُ (وَاللَّفْظُ لِلْبُخَارِيِّ) عَنْ عَائِشَةَ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهَا قَالَتْ: مَا صَلَّى رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ صَلَاةُ بَعْدَ أَنْ نَزَلَتْ عَلَيْهِ سُورَةُ إِذا جاءَ نَصْرُ اللَّهِ وَالْفَتْحُ إِلَّا يَقُولُ: [سُبْحَانَكَ رَبَّنَا وَبِحَمْدِكَ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي [وَعَنْهَا قَالَتْ: كَانَ رَسُولُ اللَّهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ يُكْثِرُ أَنْ يَقُولَ فِي رُكُوعِهِ وَسُجُودِهِ: [سُبْحَانَكَ اللَّهُمَّ رَبَّنَا وَبِحَمْدِكَ، اللَّهُمَّ اغْفِرْ لِي [. يَتَأَوَّلُ الْقُرْآنَ. وَفِي غَيْرِ الصَّحِيحِ: وَقَالَتْ أُمُّ سَلَمَةَ: كَانَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ آخِرَ أمره لا يقوم ولا يقعد ولا يجئ وَلَا يَذْهَبُ إِلَّا قَالَ: [سُبْحَانَ اللَّهِ وَبِحَمْدِهِ، استغفر الله وأتوب
(١). قال ابن الأثير: (هو مستعار من نفس الهواء الذي يرده التنفس إلى الجوف فيبرد من حرارته ويعدلها. أو من نفس الريح الذي يتنسمه فيستروح إليه. أو من نفس الروضة وهو طيب روائحها فيتفرج به عنه يقال: أنت في نفس من أمرك واعمل وأنت في نفس من عمرك أي في سعة وفسحة قبل المرض والهرم ونحوهما.

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