Je dis : Tel est l’avis le plus connu de l’école de Mālik, en raison du ḥadīth d’Ibn Masʿūd – qu’ad-Dāraquṭnī a rapporté par la voie d’Isḥāq ibn Abī Isrāʾīl – dans lequel ce dernier déclare : « Muḥammad ibn Jābir nous a rapporté, d’après Ḥammād, d’après Ibrāhīm, d’après ʿAlqama, d’après ʿAbd Allāh : J’ai accompli la prière avec le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – ainsi qu’avec Abū Bakr et ʿUmar – qu’Allah les agrée –, et ils ne levaient leurs mains qu’une seule fois : lors du premier takbīr inaugurant la prière. »
Isḥāq commenta : « C’est sur cela que nous nous basons pour l’ensemble de la prière. »
Ad-Dāraquṭnī poursuit : « Cette narration est propre à Muḥammad ibn Jābir (qui est faible) d’après Ḥammād, d’après Ibrāhīm. D’autres transmettent le même propos d’Ibrāhīm sous forme mursal, attribué à ʿAbd Allāh comme son propre acte sans le remonter au Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui ; c’est la version correcte. »
Yazīd ibn Abī Ziyād a également rapporté, d’après ʿAbd ar-Raḥmān ibn Abī Laylā, d’après al-Barāʾ, « qu’il vit le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – lever les mains, au début de la prière, jusqu’à les aligner avec ses oreilles, puis ne plus recommencer jusqu’à ce qu’il eût achevé la prière. »
Ad-Dāraquṭnī précise : « [1] Ce n’est qu’à la fin de sa vie que l’on souffla à Yazīd la phrase : “puis il ne le fit plus”, qu’il adopta alors qu’il était déjà confus. »
Dans le « Muḫtaṣar mā laysa fī al-Muḫtaṣar » il est rapporté de Mālik : « On ne lève les mains à aucun moment de la prière. »
Ibn al-Qāsim déclare : « Je n’ai jamais vu Mālik lever les mains lors du takbīr d’iḥrām » et il ajoute : « Ce que je préfère, c’est de délaisser l’élévation des mains à ce moment-là. »
Coran, sourate al-Kawṯar (108), verset 3 :
« Certes, ton ennemi, c’est lui l’abtar. »
C’est-à-dire : celui qui te hait ; il s’agit d’al-ʿĀṣ ibn Wāʾil. Les Arabes appelaient abtar l’homme qui possédait fils et filles, puis dont les fils mouraient tandis que les filles demeuraient.
On rapporte qu’al-ʿĀṣ se tenait un jour avec le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – en conversation. Des notables de Qurayš lui demandèrent : « Avec qui étais-tu ? » Il répondit : « Avec cet abtar. » Peu auparavant, le fils du Messager d’Allah, ʿAbd Allāh – qu’il avait eu de Khadīja –, était décédé. Allah – exalté soit-Il – fit alors descendre : « Certes, ton ennemi, c’est lui l’abtar », c’est-à-dire : celui dont toute mention louable est coupée ici-bas et dans l’au-delà.
ʿIkrima rapporte d’après Ibn ʿAbbās : « Les gens de la Jāhiliyya, lorsqu’un fils d’un homme mourait, disaient : “Untel est devenu abtar.” Lorsque Ibrāhīm, le fils du Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – mourut, Abū Jahl se rendit auprès de ses compagnons et dit : “Muḥammad est devenu abtar.” Allah – exalté soit Sa louange – révéla alors : …"