Ibn Ḥajar – ainsi que d’autres – l’a aussi rapporté.
Ibn al-Mundhir dit :
« Cet avis est celui de Mālik, d’Aḥmad et d’Isḥāq ; il est également attribué à ash-Shāfiʿī. Les partisans de l’opinion (les juristes hanafites) le tiennent pour recommandé. D’autres savants, toutefois, ont considéré qu’il fallait laisser les mains pendantes. C’est notamment l’opinion transmise d’Ibn al-Mundhir, d’al-Ḥasan al-Baṣrī et d’Ibrāhīm an-Nakhaʿī. »
Je (l’auteur) dis : cette position est également rapportée de Mālik.
Ibn ʿAbd al-Barr a déclaré :
« Laisser aller les deux mains ou poser la droite sur la gauche font tous deux partie de la Sunna de la prière. »
Quatrièmement : les savants ont divergé quant à l’endroit précis où l’on pose la main ;
– Il est rapporté dʿAlī ibn Abī Tālib qu’il les posait sur sa poitrine.
– Saʿīd ibn Jubayr et Aḥmad ibn Ḥanbal disent : « au-dessus du nombril », et Aḥmad ajoute : « il n’y a pas de mal si c’est au-dessous. »
– Un autre groupe soutient qu’elles se placent sous le nombril ; tel est le propos rapporté dʿAlī, d’Abū Hurayra, d’an-Nakhaʿī et d’Abū Mijlaz ; c’est aussi l’avis de Sufyān ath-Thawrī et d’Isḥāq.
Cinquièmement : quant au relèvement des mains lors de la takbīra d’ouverture, de l’inclinaison (rukūʿ), du redressement après l’inclinaison et de la prosternation, les avis sont partagés.
Ad-Dāraquṭnī a rapporté, d’après Ḥumayd, d’après Anas, que le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – levait les mains lorsqu’il entrait en prière, lorsqu’il s’inclinait, lorsqu’il relevait la tête de l’inclinaison et lorsqu’il se prosternait. Nul ne l’a transmis de Ḥumayd sous forme marfūʿ (attribuée au Prophète) en dehors dʿAbd al-Wahhāb ath-Thaqafī.
La version correcte est qu’il s’agit d’un acte d’Anas lui-même.
Dans les deux Ṣaḥīḥ, Ibn ʿUmar rapporte :
« J’ai vu le Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui – lorsqu’il se levait pour la prière, lever ses deux mains jusqu’à la hauteur de ses épaules, puis prononcer le takbīr ; il faisait de même quand il prononçait le takbīr pour s’incliner et quand il relevait la tête de l’inclinaison, en disant : “Allah a entendu celui qui Le loue.” Il ne le faisait pas lorsqu’il relevait la tête de la prosternation. »
Ibn al-Mundhir commente :
« Telle est l’opinion de Layth ibn Saʿd, d’ash-Shāfiʿī, d’Aḥmad, d’Isḥāq et d’Abū Thawr. Ibn Wahb rapporte que Mālik la partage également. Divers propos l’attestent, car c’est ce qui est authentiquement confirmé du Messager d’Allah – paix et bénédictions d’Allah sur lui. »
Un autre groupe dit : « Le fidèle ne lève les mains qu’à la takbīra d’ouverture et ne les lève pas ailleurs. » Tel est l’avis de Sufyān ath-Thawrī et des partisans de l’opinion.