Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

Il dit : Le sens de Sa parole – Très-Haut soit-Il – « Prie donc » désigne les cinq prières obligatoires ; elles constituent le pilier des actes d’adoration, la base de l’Islam et le plus solide des soutiens de la religion.

Quant à celui qui affirme qu’il s’agit de la prière de l’aube à Muzdalifa, c’est parce qu’elle est liée à l’immolation, laquelle a lieu ce jour-là ; aucune autre prière n’y précède le sacrifice. Aussi le verset l’a-t-il mentionnée, à l’exclusion des autres, en raison de son association avec l’acte d’égorgement.

J’ai dit : Celui qui soutient qu’il s’agit de la prière de l’Aïd ne vise que les lieux situés hors de La Mecque, car, d’après le consensus rapporté par Ibn ʿUmar, il n’y a pas à La Mecque de prière d’Aïd.

Ibn al-ʿArabî dit : « Quant à Mālik, il déclara : “Je n’en ai rien entendu.” Or, ce qui s’impose à mon esprit, c’est qu’il s’agit de la prière du jour du Sacrifice, l’immolation venant ensuite. »

ʿAlî – qu’Allah l’agrée – et Muḥammad ibn Kaʿb dirent : Le sens est : « place la main droite sur la gauche, à la hauteur du haut de la poitrine, durant la prière ». Ce propos est également rapporté d’Ibn ʿAbbâs.

Il est rapporté d’ʿAlî qu’il levait les mains, lors du takbîr, jusqu’à la poitrine ; de même, Jaʿfar ibn ʿAlî a dit, au sujet du verset « Prie donc pour ton Seigneur et sacrifie » : « Il lève les mains, lors du premier takbîr d’entrée en prière, jusqu’au nahr. »

D’après ʿAlî – qu’Allah l’agrée – lorsque fut révélé « Prie donc pour ton Seigneur et sacrifie », le Prophète – paix et bénédictions d’Allah sur lui – demanda à Jibrîl : « Quelle est cette nahîra qu’Allah m’a ordonné d’accomplir ? » Il répondit : « Ce n’est pas une nahîra ; Il t’ordonne, lorsque tu te mets en état de sacralisation pour la prière, de lever tes mains au moment du takbîr, lorsque tu relèves la tête du rukûʿ et lorsque tu te prosternes. C’est là notre prière et la prière des anges qui se trouvent dans les sept cieux. Toute chose possède son parure, et la parure de la prière est l’élévation des mains à chaque takbîr. »

D’après Abû Ṣâliḥ, Ibn ʿAbbâs a dit : « Oriente ta poitrine vers la Qibla » ; tel est aussi l’avis d’al-Farrâʾ, d’al-Kalbî et d’Abû al-Aḥwaṣ.

À ce propos, le poète a dit :
« Ô Abâ Ḥakam ! Tu n’es pas l’oncle de Mujâlid,
ni le seigneur des gens d’al-Abṭaḥ qui se font face »¹,
c’est-à-dire : qui se font vis-à-vis.

Al-Farrâʾ a dit : « J’ai entendu certains Arabes dire : “Nos demeures se font face (tatanaḥar)”², c’est-à-dire se font vis-à-vis ; le nahr de celle-ci répondant au nahr de celle-là, autrement dit en vis-à-vis. »

Ibn al-Aʿrâbî a dit : « Il s’agit de la station de l’homme dans la prière, face au miḥrâb, comme dans leur expression : “Leurs demeures tatanaḥar”, c’est-à-dire se font vis-à-vis. »

Il est rapporté d’ʿAṭâʾ qu’Il lui a ordonné de se redresser entre les deux prosternations.

قَالَ: إِنَّ الْمُرَادَ بِقَوْلِهِ تَعَالَى: فَصَلِّ: الصَّلَوَاتُ الخمس، فإنها رُكْنُ الْعِبَادَاتِ، وَقَاعِدَةُ الْإِسْلَامِ، وَأَعْظَمُ دَعَائِمِ الدِّينِ. وَأَمَّا مَنْ قَالَ: إِنَّهَا صَلَاةُ الصُّبْحِ بِالْمُزْدَلِفَةِ، فَلِأَنَّهَا مَقْرُونَةٌ بِالنَّحْرِ، وَهُوَ فِي ذَلِكَ الْيَوْمِ، وَلَا صَلَاةَ فِيهِ قَبْلَ النَّحْرِ غَيْرَهَا، فَخَصَّهَا بِالذِّكْرِ مِنْ جُمْلَةِ الصَّلَوَاتِ لِاقْتِرَانِهَا بِالنَّحْرِ). قُلْتُ: وَأَمَّا مَنْ قَالَ إِنَّهَا صَلَاةُ الْعِيدِ، فَذَلِكَ بِغَيْرِ مَكَّةَ، إِذْ لَيْسَ بِمَكَّةَ صَلَاةُ عِيدٍ بِإِجْمَاعٍ، فِيمَا حَكَاهُ ابْنُ عُمَرَ. قَالَ ابْنُ الْعَرَبِيِّ: " فَأَمَّا مَالِكٌ فَقَالَ: مَا سَمِعْتُ فِيهِ شَيْئًا، وَالَّذِي يَقَعُ فِي نَفْسِي أَنَّ الْمُرَادَ بِذَلِكَ صَلَاةَ يَوْمِ النَّحْرِ، وَالنَّحْرُ بَعْدَهَا" . وَقَالَ علي رضي الله عنه ومحمد ابن كَعْبٍ: الْمَعْنَى ضَعِ الْيُمْنَى عَلَى الْيُسْرَى حِذَاءَ النَّحْرِ فِي الصَّلَاةِ. وَرُوِيَ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَيْضًا. وَرُوِيَ عَنْ عَلِيٍّ أَيْضًا: أَنْ يَرْفَعَ يَدَيْهِ فِي التَّكْبِيرِ إِلَى نَحْرِهِ. وَكَذَا قَالَ جَعْفَرُ بْنُ عَلِيٍّ: فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَانْحَرْ قَالَ: يَرْفَعُ يَدَيْهِ أَوَّلُ مَا يُكَبِّرُ لِلْإِحْرَامِ إِلَى النَّحْرِ. وَعَنْ عَلِيٍّ رَضِيَ اللَّهُ عَنْهُ قَالَ: لَمَّا نَزَلَتْ فَصَلِّ لِرَبِّكَ وَانْحَرْ قَالَ النَّبِيُّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لِجِبْرِيلَ: [مَا هَذِهِ النَّحِيرَةُ الَّتِي أَمَرَنِي اللَّهُ بِهَا [؟ قَالَ: [لَيْسَتْ بِنَحِيرَةٍ، وَلَكِنَّهُ يَأْمُرُكَ إِذَا تَحَرَّمْتَ لِلصَّلَاةِ، أَنْ تَرْفَعَ يَدَيْكَ إِذَا كَبَّرْتَ، وَإِذَا رَفَعْتَ رَأْسَكَ مِنَ الرُّكُوعِ، وَإِذَا سَجَدْتَ، فَإِنَّهَا صَلَاتُنَا وَصَلَاةُ الملائكة الذين هم في السموات السبع، وإن لكل شي زِينَةٌ، وَإِنَّ زِينَةَ الصَّلَاةِ رَفْعُ الْيَدَيْنِ عِنْدَ كُلِّ تَكْبِيرَةٍ [. وَعَنْ أَبِي صَالِحٍ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ قَالَ: اسْتَقْبِلِ الْقِبْلَةَ بِنَحْرِكَ، وَقَالَهُ الْفَرَّاءُ وَالْكَلْبِيُّ وَأَبُو الْأَحْوَصِ. وَمِنْهُ قَوْلُ الشَّاعِرِ: أَبَا حَكَمٍ مَا أَنْتَ عَمُّ مُجَالِدٍ ... وَسَيِّدُ أَهْلِ الْأَبْطَحِ الْمُتَنَاحِرِ «١» أَيِ الْمُتَقَابِلِ. قَالَ الْفَرَّاءُ: سَمِعْتُ بعض العرب يقول: منازلنا «٢» تتناحر، أي نتقابل، نَحْرُ هَذَا بِنَحْرِ هَذَا، أَيْ قُبَالَتُهُ. وَقَالَ ابْنُ الْأَعْرَابِيِّ: هُوَ انْتِصَابُ الرَّجُلِ فِي الصَّلَاةِ بِإِزَاءِ الْمِحْرَابِ، مِنْ قَوْلِهِمْ: مَنَازِلُهُمْ تَتَنَاحَرُ، أَيْ تَتَقَابَلُ. وَرُوِيَ عَنْ عَطَاءٍ قَالَ: أَمَرَهُ أَنْ يستوي بين السجدتين
(١). في اللسان: نحر: (هل) في موضع (ما). (٢). الذي في كتاب الفراء: (منازلنا تتناحر: نحر هذا ... أي قبالته). وفية تحريف. والذي في اللسان: وقال الفراء: (سمعت بعض العرب يقول: منازلهم تتناحر: هذا بنحر هذا، أي قبالته).

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