Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

des Quraychites ; c’est l’avis rapporté par Ibn Shihâb et Saʿîd ibn al-Musayyib.

Troisième avis – Il s’agit d’un terme générique englobant les objets utiles de la maison – la hache, la marmite, le feu, etc. –. Cet avis est rapporté d’Ibn Masʿûd – qu’Allah l’agrée – et également attribué à Ibn ʿAbbâs.

Le poète al-Aʿshâ a dit :
Plus généreux que lui dans le service qu’il rend constamment,
Tant que leur ciel demeurait clair, sans nuage obscurcissant.

Quatrième avis – Az-Zajjâj, Abû ʿUbayd et al-Mubarrid rapportent que, dans la Jâhiliyyah, le terme al-mâʿûn désignait toute chose utile, même la hache, la marmite, le seau, le briquet ; en somme tout objet profitable, qu’il fût minime ou considérable. Ils citèrent à l’appui le vers d’al-Aʿshâ.

Ils ajoutèrent : « Dans l’Islam, al-mâʿûn désigne l’obéissance et la zakât », puis ils récitèrent ces vers du poète ar-Râʿî :
Ô successeur du Miséricordieux, nous sommes un peuple loyal,
Monothéistes, prosternés à l’aube et au soir dans un hommage royal.
Arabes, nous reconnaissons à nos biens le droit révélé de la zakât ;
Fidèles à l’Islam, nous ne refusons notre maʿûn ni ne négligeons le tahlîl : telle est notre zakât.
(Ce dernier vers entend par « maʿûn » la zakât.)

Cinquième avis – Al-mâʿûn désignerait le prêt d’usage (al-ʿâriyya) ; cela est également rapporté de Ibn ʿAbbâs.

Sixième avis – Il s’agit de tout bienfait (al-maʿrûf) que les gens s’accordent mutuellement, selon Muḥammad ibn Kaʿb et al-Kalbî.

Septième avis – Il désigne l’eau et le pâturage.

Huitième avis – Il ne vise que l’eau.

Al-Farrâʾ dit : « J’ai entendu certains Arabes dire : al-mâʿûn, c’est l’eau », et il me récita ce vers :
Son nuage déverse l’eau, maʿûn abondant,
La répandant à flots, ruisselant et réconfortant.
« As-ṣabîr » signifie : le nuage.

Neuvième avis – Il s’agit du refus de rendre un droit, selon ʿAbdullâh ibn ʿUmar.

Dixième avis – Il s’agit du revenu tiré de l’usage des biens, dérivé de « al-maʿn », qui indique la petitesse ; at-Tabarî le rapporte de Ibn ʿAbbâs.

Qutrub dit : « L’origine d’al-mâʿûn renvoie à l’idée de peu ; “al-maʿn” signifie : une chose minime. Les Arabes disent : “Il ne possède ni saʿna ni maʿna”, c’est-à-dire pas la moindre chose. » Ainsi, Allah – exalté soit-Il – a nommé zakât, ṣadaqa et autres formes de bienfaisance “mâʿûn”, parce qu’elles représentent une petite part prélevée sur un tout plus grand.

D’aucuns ont dit : al-mâʿûn provient de « maʿûna » (aide), le alif remplaçant alors la lettre hāʾ ; c’est ce qu’a rapporté al-Jawharî.

Ibn al-ʿArabî déclare : al-mâʿûn est la forme mafʿûl du verbe « aʿâna – yuʿîn » (aider) ; or, « al-ʿawn » signifie le secours, l’appui.

قُرَيْشٍ، قَالَهُ ابْنُ شِهَابٍ وَسَعِيدُ بْنُ الْمُسَيَّبِ. وَقَوْلٌ ثَالِثٌ- أَنَّهُ اسْمٌ جَامِعٌ لِمَنَافِعِ الْبَيْتِ كَالْفَأْسِ وَالْقِدْرِ وَالنَّارِ وَمَا أَشْبَهَ ذَلِكَ، قَالَهُ ابْنُ مَسْعُودٍ، وَرُوِيَ عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَيْضًا. قَالَ الْأَعْشَى: بِأَجْوَدَ مِنْهُ بِمَاعُونِهِ ... إِذَا مَا سَمَاؤُهُمْ لَمْ تَغِمْ الرَّابِعُ- ذَكَرَ الزَّجَّاجُ وَأَبُو عُبَيْدٍ وَالْمُبَرِّدُ أَنَّ الْمَاعُونَ فِي الْجَاهِلِيَّةِ كُلُّ مَا فِيهِ مَنْفَعَةٌ، حَتَّى الْفَأْسِ وَالْقِدْرِ وَالدَّلْوِ وَالْقَدَّاحَةِ، وَكُلِّ مَا فِيهِ مَنْفَعَةٌ مِنْ قَلِيلٍ وَكَثِيرٍ، وَأَنْشَدُوا بَيْتَ الْأَعْشَى. قَالُوا: وَالْمَاعُونُ فِي الْإِسْلَامِ: الطَّاعَةُ وَالزَّكَاةُ، وَأَنْشَدُوا قَوْلَ الرَّاعِي: أَخَلِيفَةُ الرَّحْمَنِ إِنَّا مَعْشَرٌ ... حُنَفَاءُ نَسْجُدُ بُكْرَةً وَأَصِيلَا عَرَبٌ نَرَى لِلَّهِ مِنْ أَمْوَالِنَا ... حَقُّ الزَّكَاةِ مُنَزَّلًا تَنْزِيلَا قَوْمٌ عَلَى الْإِسْلَامِ لَمَّا يَمْنَعُوا ... ما عونهم وَيُضَيِّعُوا التَّهْلِيلَا «١» يَعْنِي الزَّكَاةَ. الْخَامِسُ- أَنَّهُ الْعَارِيَّةُ، روى عَنِ ابْنِ عَبَّاسٍ أَيْضًا. السَّادِسُ- أَنَّهُ الْمَعْرُوفُ كُلُّهُ الَّذِي يَتَعَاطَاهُ النَّاسُ فِيمَا بَيْنَهُمْ، قَالَهُ مُحَمَّدُ بْنُ كَعْبٍ وَالْكَلْبِيُّ. السَّابِعُ- أَنَّهُ الْمَاءُ وَالْكَلَأُ. الثَّامِنُ- الْمَاءُ وَحْدَهُ. قَالَ الْفَرَّاءُ: سَمِعْتُ بَعْضَ الْعَرَبِ يَقُولُ: الْمَاعُونَ: الْمَاءُ، وَأَنْشَدَنِي فِيهِ: يَمَجُّ صَبِيرُهُ الْمَاعُونَ صَبًّا الصَّبِيرُ: السَّحَابُ. التَّاسِعُ- أَنَّهُ مَنْعُ الْحَقِّ، قَالَهُ عَبْدُ اللَّهِ بْنُ عُمَرَ. الْعَاشِرُ- أَنَّهُ الْمُسْتَغَلُّ مِنْ مَنَافِعِ الْأَمْوَالِ، مَأْخُوذٌ مِنَ الْمَعْنِ وَهُوَ الْقَلِيلُ، حَكَاهُ الطَّبَرِيُّ ابن عَبَّاسٍ «٢» . قَالَ قُطْرُبٌ: أَصْلُ الْمَاعُونَ مِنَ الْقِلَّةِ. والمعن: الشيء القليل، تقول العرب: ماله سعنة «٣» ولا معنة، أي شي قَلِيلٍ. فَسَمَّى اللَّهُ تَعَالَى الزَّكَاةَ وَالصَّدَقَةَ وَنَحْوَهُمَا مِنَ الْمَعْرُوفِ مَاعُونًا، لِأَنَّهُ قَلِيلٌ مِنْ كَثِيرٍ. وَمِنَ النَّاسِ مَنْ قَالَ: الْمَاعُونُ: أَصْلُهُ مَعُونَةٌ، وَالْأَلِفُ عِوَضٌ مِنَ الْهَاءِ، حَكَاهُ الْجَوْهَرِيُّ. ابْنُ الْعَرَبِيِّ: الْمَاعُونَ: مَفْعُولٌ «٤» مِنْ أَعَانَ يُعِينُ، وَالْعَوْنُ: هو الامداد
(١). في اللسان: قوم على التنزيل لما يمنعوا ... ما عونهم ويبدلوا التنزيلا (٢). كذا في بعض نسخ الأصل. وفي بعضها الآخر: (حكاه الطبري وابن عيسى). (٣). هذا مثل يضرب لمن لا مال له. والسعن: الكثير. (٤). هذا القول يأباه القياس اللغوي.

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies