Il a déjà été fait mention de cela.
Al-Ḍaḥḥâk rapporte d’Ibn ʿAbbâs : « C’est donc celui qui repousse l’orphelin, c’est-à-dire qu’il l’écarte de son droit. »
Qatâdah dit : « Il le dompte et lui fait injustice. » Le sens est proche. Il a été rappelé, dans la sourate « an-Nisâʾ », qu’ils ne faisaient pas hériter les femmes ni les mineurs et disaient : « Seul s’approprie la richesse celui qui frappe de la lance et pourfend de l’épée. »
Il est rapporté du Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — qu’il a dit : « Quiconque prend sous sa tutelle un orphelin parmi les musulmans jusqu’à ce qu’il n’ait plus besoin (d’aide), le Paradis lui est assuré. » Cette signification a été exposée à plusieurs reprises.
Deuxième point — Parole du Très-Haut : « et qui n’incite point à nourrir le nécessiteux » : c’est-à-dire qu’il n’enjoint pas cet acte en raison de son avarice et de son démenti de la rétribution. Il en est de même de Sa parole dans la sourate « al-Ḥâqqah » : « et il n’incite point à nourrir le nécessiteux » (69 : 34), déjà commentée. Le blâme n’est pas général au point de viser celui qui s’en abstient par incapacité ; mais eux se montraient avares et se cherchaient des excuses, disant : « Allons-nous nourrir celui qu’Allah, s’Il l’avait voulu, aurait nourri Lui-même ? » (Yâ-Sîn, 36 : 47). Ce verset fut révélé à leur sujet et le blâme les concerne. Le sens du propos est donc : ils ne le font pas quand ils le peuvent et n’y exhortent pas lorsqu’ils sont empêchés.
Troisième point — Parole du Très-Haut : « Malheur donc à ceux qui prient », c’est-à-dire un châtiment pour eux, comme cela a déjà été expliqué ailleurs : « ceux qui sont insouciants de leur prière ».
Al-Ḍaḥḥâk rapporte d’Ibn ʿAbbâs : « Il s’agit du prieur qui, s’il prie, n’en espère aucune récompense, et, s’il la délaisse, ne craint aucun châtiment. » Et, toujours d’Ibn ʿAbbâs : « Ce sont ceux qui la retardent au-delà de ses temps prescrits. » De même, al-Mughîrah rapporte d’Ibrâhîm : ils sont « distraits en laissant passer le temps ».
D’après Abû al-ʿÂliyah : « Ils ne la célèbrent pas à ses moments, n’en complètent ni l’inclinaison ni la prosternation. »
Je dis : atteste de cela la parole du Très-Haut : « Puis leur succéda une génération qui négligea la prière » (Maryam, 19 : 59), comme il a été expliqué dans la sourate « Maryam », paix sur elle.
Il est rapporté également d’Ibrâhîm : il s’agit de celui qui, lorsqu’il se prosterne, se redresse la tête ainsi, tourné de côté.
Qutrub dit : « C’est celui qui ne récite pas (le Coran) et ne se souvient pas d’Allah. » Dans la lecture d’Ibn Masʿûd : « ceux qui sont distraits de leur prière. »
Saʿd ibn Abî Waqqâs rapporte que le Prophète — paix et bénédictions d’Allah sur lui — a dit, à propos de Sa parole :