Ibn ʿAbbâs — qu’Allâh l’agrée — proclama cela du haut de la chaire, la chaîne de transmission s’arrêtant à lui (mawqûf).
« wa-tawâṣaw » signifie qu’ils se sont aimés, que les uns ont recommandé aux autres et se sont mutuellement exhortés.
« bil-Ḥaqq » : c’est l’Unicité (at-tawḥîd) — ainsi l’a rapporté ad-Ḍaḥḥâk d’après Ibn ʿAbbâs. Qatâdah a dit : « bil-Ḥaqq » désigne le Coran. As-Suddî a dit : ici, « la Vérité » est Allâh, exalté soit-Il.
« wa-tawâṣaw biṣ-ṣabr » : ils se sont recommandés la patience dans l’obéissance à Allâh — exalté soit-Il — et la patience pour s’abstenir de Ses désobéissances. Cela a déjà été exposé (1). Et Allâh est plus savant.
[Exégèse de la sourate al-Humazah]
Tafsîr de la sourate « al-Humazah » : mecquoise par consensus et composée de neuf versets.
Au nom d’Allâh, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux
(Sourate al-Humazah, 104 : 1)
Au nom d’Allâh, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux.
Malheur à tout calomniateur diffamateur. (1)
Le terme « al-wayl » a déjà été expliqué ailleurs (2) ; il signifie l’opprobre, le châtiment et la perdition. D’aucuns ont dit : c’est une vallée en Jahannam.
« À tout calomniateur diffamateur ». Ibn ʿAbbâs a dit : ce sont ceux qui colportent les médisances, sèment la discorde (3) entre les proches et recherchent chez les innocents des défauts. Selon cette opinion, les deux termes ont le même sens.
Le Prophète ﷺ a dit : « Les pires serviteurs d’Allâh sont ceux qui colportent les médisances, corrompent entre les proches et cherchent chez les innocents des défauts. »
Il est rapporté d’Ibn ʿAbbâs que « al-Humazah » désigne le mouchard, et « al-Lumazah » le dénigreur.
Abû al-ʿĀliyah, al-Ḥasan, Mujâhid et ʿAṭâʾ ibn Abî Rabâḥ ont dit : « al-Humazah » est celui qui médit et attaque un homme en face, tandis que « al-Lumazah » est celui qui le médît derrière son dos lorsqu’il est absent.
Hassân a dit :
Je t’ai raillé, tu t’es courbé dans l’abaissement (A)
Par des vers incandescents, flamboyants comme la braise ardente. (A)