Il l’éteignit, par répugnance à ce que quiconque en tirât profit. De là, les Arabes assimilèrent ce feu au sien, car nul n’en bénéficie. De même, lorsque l’épée heurte le casque et qu’une étincelle jaillit, ils la nomment ainsi.
An-Nâbigha a dit :
Ils n’ont de défaut, sinon que leurs glaives des guerres,
Portent les brèches laissées par le choc des phalanges guerrières.
Ils fendent la cotte salûqî, double dans son tissu ardent,
Et, de leurs lames, font jaillir le feu d’Abû Ḥubâḥib flamboyant.
« … par celles qui lancent l’assaut à l’aube. » (s. Al-ʿÂdiyât 100 : 3)
Il s’agit des chevaux qui fondent sur l’ennemi au point du jour, d’après Ibn ʿAbbâs et la majorité des exégètes. Lorsqu’ils projetaient un raid, ils voyageaient de nuit et atteignaient l’ennemi le matin, moment de l’inattention des hommes. De là, la parole du Très-Haut : « Quel détestable matin pour ceux qui furent avertis ! » (As-Ṣâffât : 177).
On a également avancé que, parce qu’ils étaient puissants, ils attaquaient de jour ; « à l’aube » signifie alors « au grand jour », par assimilation à la clarté matinale.
Ibn Masʿûd et ʿAlî – qu’Allâh les agrée – ont dit : il s’agit des chameaux que l’on pousse, montés, le Jour du Sacrifice, de Minâ jusqu’à Muzdalifa. La Sunna est de ne pas les faire partir avant l’aube ; tel est aussi l’avis d’Al-Qurṭubî.
Le terme « ighâra » désigne la rapidité de la marche. De là leur parole : « Ashriq, ô Thabîr, afin que nous attaquions ! »
« … et qui soulèvent par là un nuage de poussière » (Al-ʿÂdiyât 100 : 4),
c’est-à-dire que les chevaux soulèvent la poussière par la vigueur de leur galop, sur le lieu même de l’assaut.
ʿAbdullâh ibn Rawâḥa a dit :
Puissé-je perdre ma fillette si vos yeux, mes frères fiers,
Ne la voient soulever de Kadâ un grand nuage de poussière.
À droite comme à gauche s’étend l’ouragan grondant,
Que son galop, vif et preste, aux flancs de Kadâ fait jaillir tout ardent.
Le pronom « bi-hi » renvoie soit au lieu, soit à l’emplacement où se produit l’attaque. Une fois le sens connu, il est permis d’employer une métonymie au sujet d’un terme non explicitement mentionné, comme dans Sa parole : « … jusqu’à ce qu’elle disparut derrière le voile » (Ṣâd : 32).
Et l’on a dit encore : « fa-atharna bi-hi … »