Le Prophète – qu’Allah lui accorde éloges et salut – déclara :
« La foi est bel et bien entrée dans le cœur de ce Bédouin. »
Al-Ḥasan a rapporté : « Ṣaʿṣaʿah, l’oncle d’al-Farazdaq¹, se rendit auprès du Prophète – qu’Allah lui accorde éloges et salut. Lorsque, de la sourate ﴾Lorsque la terre tremblera﴿, il entendit les versets : ﴾Quiconque accomplit le poids d’un atome…﴿, il s’écria : “Il ne m’importe pas de n’entendre rien d’autre du Coran ; cela me suffit, l’exhortation est achevée.” » Ce récit est rapporté par ath-Thaʿlabî.
Selon la version d’al-Mâwardî : « On rapporte que Ṣaʿṣaʿah ibn Nājiyah, le grand-père d’al-Farazdaq, vint trouver le Prophète – qu’Allah lui accorde éloges et salut – pour qu’il lui fasse réciter le Coran. Le Prophète lui récita alors ce verset et Ṣaʿṣaʿah déclara : “Cela me suffit, cela me suffit ; si j’accomplis le poids d’un atome de mal, je le verrai.” »
Maʿmar a rapporté, d’après Zayd ibn Aslam, que « un homme vint au Prophète – qu’Allah lui accorde éloges et salut – et dit : “Enseigne-moi de ce qu’Allah t’a enseigné.” Le Prophète le remit à un homme chargé de l’instruire, lequel lui enseigna la sourate ﴾Lorsque la terre tremblera﴿. Lorsqu’il parvint aux paroles : ﴾Quiconque accomplit le poids d’un atome de bien le verra, et quiconque accomplit le poids d’un atome de mal le verra﴿, l’homme s’exclama : “Cela me suffit.” Quand la nouvelle parvint au Prophète – qu’Allah lui accorde éloges et salut –, il dit : « Laissez-le, car il a compris. » »
On raconte encore qu’un Bédouin plaça l’expression « de bien, il le verra » à la fin du verset. On lui fit remarquer : « Tu as déplacé et retardé. » Il répondit en vers :
Prends le ventre de Harshā ou bien son arrière,
Car des deux flancs de Harshā s’ouvre la même carrière².
Exégèse de la sourate « Al-ʿĀdiyāt »
La sourate « Al-ʿĀdiyāt » est mecquoise selon Ibn Masʿūd, Jābir, al-Ḥasan, ʿIkrimah et ʿAṭāʾ ; et médinoise selon Ibn ʿAbbās, Anas, Mālik et Qatādah. Elle compte onze versets.
Au nom d’Allah, le Tout-Miséricordieux, le Très-Miséricordieux
﴾Par les coursiers haletants,
qui font jaillir des étincelles…﴿ (v. 1-2)
Parole du Très-Haut : ﴾Par les coursiers haletants﴿.
Il s’agit des chevaux lancés au galop – tel est l’avis de la majorité des exégètes et des linguistes –, c’est-à-dire qu’ils galopent dans le sentier d’Allah et halètent.
Qatādah a dit : « Ils halètent lorsqu’ils galopent », autrement dit ils renâclent. Et il ajouta…
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¹ Al-Farazdaq, célèbre poète.
² Proverbe signifiant : quel que soit le chemin emprunté, l’arrivée est la même.