Abū Saʿīd al-Khudrī l’a également rapporté ; l’imâm Mâlik ¹ et d’autres l’ont consigné.
On a dit encore qu’il s’agissait de la vingt-troisième nuit, en raison du récit transmis par Ibn ʿUmar : un homme dit un jour : « Ô Messager d’Allah, j’ai vu la Nuit du Destin dans une nuit où il en restait sept. » Le Prophète – paix et bénédictions sur lui – répondit : « Je constate que vos visions concordent sur la vingt-troisième nuit ; que celui qui veut se lever (en prière) pendant une partie du mois se lève la vingt-troisième nuit. » Maʿmar rapporte : « Ayyûb avait coutume de se laver et de se parfumer la nuit du vingt-troisième. »
Dans le Ṣaḥîḥ de Muslim, il est rapporté que le Prophète – paix et bénédictions sur lui – a dit : « J’ai vu (en songe) que je me prosternais, à son matin, dans l’eau et la boue. » ʿAbd Allâh ibn Unays déclara : « Je l’ai vu, au matin de la vingt-troisième nuit, dans l’eau et la boue, exactement comme l’avait annoncé le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui. »
D’autres ont soutenu qu’elle tombe la vingt-cinquième nuit, à cause du ḥadîth d’Abū Saʿīd al-Khudrī : le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – a dit : « Recherchez-la durant les dix dernières nuits : lorsqu’il en reste neuf, lorsqu’il en reste sept, lorsqu’il en reste cinq. » Muslim l’a rapporté. Mâlik commenta : « Par “lorsqu’il en reste neuf” il entend la nuit du vingt-et-unième ; par “lorsqu’il en reste sept”, la nuit du vingt-troisième ; par “lorsqu’il en reste cinq”, la nuit du vingt-cinquième. »
On a encore affirmé qu’elle correspond à la vingt-septième nuit ; sa preuve a déjà été exposée, et c’est l’avis de ʿAlî – qu’Allah l’agrée –, de ʿÂʾishah, de Muʿâwiyah et d’Ubayy ibn Kaʿb. Ibn ʿUmar rapporte en effet que le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – a dit : « Quiconque recherche la Nuit du Destin, qu’il la recherche la vingt-septième nuit. » Ubayy ibn Kaʿb dit également : « J’ai entendu le Messager d’Allah – paix et bénédictions sur lui – dire : “La Nuit du Destin est la vingt-septième nuit.” »
Abū Bakr al-Warrâq expliqua : « Allah – Très-Haut – a réparti les nuits de ce mois, le mois de Ramadân, selon les mots de cette sourate ; lorsqu’Il parvint au vingt-septième, Il la désigna en disant : “Elle est (Laylat al-Qadr).” De plus, l’expression “Laylat al-Qadr” est répétée trois fois et se compose de neuf lettres ; multiplié par trois, cela donne vingt-sept. »
Enfin, on a dit qu’elle serait la vingt-neuvième nuit, selon le ḥadîth rapporté où le Prophète – paix et bénédictions sur lui – aurait dit : « La Nuit du Destin… la neuvième… »