al-Aqṣâ.
Ibn Zayd a dit :
– « le figuier » : la mosquée de Damas ;
– « l’olivier » : la mosquée de Bayt al-Maqdis.
Qatâdah a dit :
– « le figuier » : la montagne sur laquelle se dresse Damas ;
– « l’olivier » : la montagne sur laquelle se trouve Bayt al-Maqdis.
Muhammad ibn Kaʿb a dit :
– « le figuier » : la mosquée des Compagnons de la Caverne ;
– « l’olivier » : la mosquée d’Iliyāʾ.
Kaʿb al-Aḥbār, Qatâdah également, ʿIkrimah et Ibn Zayd ont dit :
– « le figuier » : Damas ;
– « l’olivier » : Bayt al-Maqdis ; tel est aussi l’avis retenu par aṭ-Ṭabarī.
Al-Farrāʾ rapporte : « J’ai entendu un homme du Shâm dire :
– “le figuier” désigne les montagnes qui s’étendent de Ḥulwân à Hamadhân ;
– “l’olivier” les montagnes du Shâm. »
D’autres ont dit : ce sont deux montagnes du Shâm, appelées en syriaque Ṭūr Zaytā et Ṭūr Tīnā, ainsi nommées parce qu’y poussent respectivement l’olivier et le figuier. De même, Abû Makīn rapporte d’après ʿIkrimah : « le figuier et l’olivier sont deux montagnes du Shâm. »
Al-Nâbighah a dit :
« … Nous avons atteint at-Tîn par un large détour… »[1]
— c’est là le nom d’un lieu.
Il se peut encore que le verset suppose la suppression d’un complément, c’est-à-dire : « les lieux où poussent le figuier et l’olivier ». Cependant, rien, ni dans l’expression apparente de la Révélation ni dans la parole de ceux qui n’admettent pas d’autre interprétation, ne l’atteste, observe an-Naḥḥâs.
Deuxièmement : l’avis le plus correct est le premier, car il relève du sens littéral ; et l’on ne délaisse celui-ci pour un sens figuré qu’en présence d’une preuve.
Si Allâh a juré par « le figuier », c’est parce qu’il servit de voile à Âdam dans le Paradis, conformément à Sa parole : « Ils se mirent à coudre sur eux des feuilles du Paradis »[2] — il s’agissait de feuilles de figuier.
On a également dit qu’Il a juré par lui pour manifester l’immense bienfait qu’il représente : beau à voir, savoureux à manger, exhalant un parfum subtil, facile à cueillir et de la taille d’une bouchée.
Et celui qui l’a décrit l’a fort bien loué :
Contemple, dès l’aurore, le figuier dans les ramures claires ;
Sa peau se fend, son col s’incline avec mystère.
Tel un seigneur comblé que l’on aurait dépouillé,
Qui renaît, tout neuf, sous un habit recréé.
Le plus menu des fruits s’y fait trésor désiré,
Pourtant on le crie au long des routes, à vil prix délaissé.
[1] Vers d’al-Nâbighah, cité en exemple.
[2] Al-Aʿrâf 7 : 22.