le jour de la Fête, tandis que le Prophète – qu’Allâh prie sur lui et le salue – les regardait. Abû Bakr entra alors dans la demeure du Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue – auprès de ʿÂʾishah – qu’Allâh l’agrée –, et il trouva auprès d’elle deux jeunes filles parmi les Anṣâr qui chantaient. Abû Bakr s’écria :
« Le chalumeau de Satan dans la maison du Messager d’Allâh – qu’Allâh prie sur lui et le salue ? »
Le Prophète répondit :
« Laisse-les, ô Abû Bakr, car c’est un jour de Fête. »
Il n’est donc pas requis de s’adonner continuellement et sans répit à l’activité, car une telle constance est, en réalité, pénible pour les créatures.
[Exégèse de la sourate At-Tîn]
Exégèse de la parole : « Par le figuier »
Elle est mecquoise selon l’avis de la majorité. Ibn ʿAbbâs et Qatâdah affirment cependant qu’elle est médinoise ; elle comprend huit versets.
Au nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
Sourate At-Tîn (95), verset 1
Au nom d’Allâh, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux
« Par le figuier et l’olivier. »
Cette section comporte trois questions.
Premièrement :
Sa parole – Exalté soit-Il – : « Par le figuier et l’olivier. »
Ibn ʿAbbâs, Al-Ḥasan, Mujâhid, ʿIkrimah, Ibrâhîm an-Nakhaʿî, ʿAtâʾ ibn Abî Rabâḥ, Jâbir ibn Zayd, Muqâtil et Al-Kalbî ont dit : il s’agit de votre figue que vous mangez et de votre olive dont vous pressez l’huile, conformément à la parole du Très-Haut :
« Et un arbre qui pousse au mont Sînâʾ, produisant de l’huile et un condiment pour ceux qui mangent. » [Al-Muʾminûn, 23 : 20]
Abû Dharr rapporte qu’on offrit au Prophète – qu’Allâh prie sur lui et le salue – un panier de figues. Il dit : « Mangez », et il en mangea lui-même, puis déclara :
« Si j’avais à dire qu’un fruit a été descendu du Paradis, je dirais celui-ci, car les fruits du Paradis sont sans noyau. Mangez-en donc, car elles font disparaître les hémorroïdes et sont bénéfiques contre la goutte. »
Il est rapporté de Muʿâdh qu’il se nettoya les dents avec un bâtonnet d’olivier et dit : « J’ai entendu le Prophète – qu’Allâh prie sur lui et le salue – dire :
“Le siwâk, c’est l’olivier ! Il provient de l’arbre béni, parfume la bouche et élimine les caries ; c’est mon siwâk et le siwâk des Prophètes avant moi.” »
Il a également été rapporté d’Ibn ʿAbbâs :
– Le figuier : la mosquée de Noé – paix sur lui – bâtie sur le Jûdî ;
– L’olivier : la mosquée de Bayt al-Maqdis.
Ad-Ḍaḥḥâk a dit :
– Le figuier : la Mosquée sacrée,
– Et l’olivier : la mosquée