Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

alors applique-toi au qiyâm al-layl, la prière nocturne.

Al-Kalbî a dit : « Lorsque tu t’es acquitté de la transmission du Message, consacre-toi, c’est-à-dire implore le pardon pour ton péché ainsi que pour les croyants et les croyantes. »

Al-Ḥasan et Qatâdah ont également dit : « Quand tu as achevé le jihâd contre ton ennemi, efforce-toi dans l’adoration de ton Seigneur. »

Il est rapporté de Mujâhid : « Lorsque tu as terminé tes affaires mondaines, applique-toi à ta prière », propos semblable rapporté d’al-Ḥasan.

Al-Junayd a dit : « Lorsque tu t’es libéré des occupations des créatures, redouble d’efforts dans l’adoration du Vrai (Allâh). »

Ibn al-ʿArabî déclara : « Parmi les innovateurs, certains ont lu ce verset (فَأَنْصِبْ) en mettant une kasra sur le ṣâd et en ajoutant un hamza au début¹, et ils ont prétendu qu’il signifiait : “Installe l’imâm que tu établiras pour te succéder.” Cette lecture est invalide quant à la récitation comme quant au sens, car le Prophète – qu’Allâh prie sur lui et le salue – n’a institué personne comme successeur.

D’autres ignorants l’ont lu (فَانْصَبَّ) avec redoublement du bā’. Ils l’ont compris ainsi : “Lorsque tu as terminé le combat, hâte-toi de revenir dans ton pays.” Cette lecture est également invalide, car contraire au consensus, mais son sens reste juste, conformément à la parole du Prophète – paix et salut sur lui :
« Le voyage est un fragment de tourment : il prive l’un d’entre vous de son sommeil, de sa nourriture et de sa boisson. Lorsque l’un d’entre vous a satisfait son besoin, qu’il se hâte de rentrer auprès de sa famille. »
Les gens les plus durement châtiés et ceux dont la demeure sera la plus funeste sont ceux qui, partant d’une signification correcte, forgent de leur propre chef une récitation ou un ḥadith, mentant ainsi à Allâh et à Son Messager ; et qui est plus injuste que celui qui forge un mensonge contre Allâh ?

Al-Mahdawî a dit : « Il est rapporté qu’Abû Jaʿfar al-Manṣûr lisait (أَلَمْ نَشْرَحْ لَكَ صَدْرَكَ) en ouvrant le ḥâ’. Cette lecture est peu probable ; on peut néanmoins l’expliquer en supposant une nûn légère, remplacée ensuite par une alif à l’arrêt, puis en faisant porter la liaison sur l’arrêt avant de supprimer l’alif. »

Et l’on a récité à ce propos :
Bannis de ton cœur les soucis envahisseurs,
Bannis de ton cœur les soucis envahisseurs ;
Frappe-les du fouet comme la nuque d’un coursier,
Frappe-les du fouet comme la nuque d’un coursier.²

Il voulait dire : « iḍribanna ».

Il est rapporté d’Abû as-Simâl qu’il lisait (فَإِذَا فِرِغْتَ) en mettant la kasra sur le rā’ – c’est une variante dialectale – et qu’il lisait aussi (فَرَغِّبْ), c’est-à-dire : « incite les gens à ce qu’Allâh détient. »

Deuxième point –

Ibn al-ʿArabî a dit : « On rapporte de Shurayḥ qu’il passa devant des gens jouant le jour de ʿÎd et qu’il dit : “Ce n’est pas ainsi que le Législateur a ordonné.” Cette affirmation mérite examen, car les Abyssiniens jouaient avec boucliers et lances dans la mosquée le jour… »

فَانْصَبْ فِي قِيَامِ اللَّيْلِ. وَقَالَ الْكَلْبِيُّ: إِذَا فَرَغْتَ مِنْ تَبْلِيغِ الرِّسَالَةِ فَانْصَبْ أَيِ اسْتَغْفِرْ لِذَنْبِكَ وَلِلْمُؤْمِنِينَ وَالْمُؤْمِنَاتِ. وَقَالَ الْحَسَنُ وَقَتَادَةُ أَيْضًا: إِذَا فَرَغْتَ مِنْ جِهَادِ عَدُوِّكَ، فَانْصَبْ لِعِبَادَةِ رَبِّكَ. وَعَنْ مُجَاهِدٍ: فَإِذا فَرَغْتَ مِنْ دُنْيَاكَ، فَانْصَبْ فِي صَلَاتِكَ. وَنَحْوُهُ عَنِ الْحَسَنِ. وَقَالَ الْجُنَيْدُ: إِذَا فَرَغْتَ مِنْ أَمْرِ الْخَلْقِ، فَاجْتَهِدْ فِي عِبَادَةِ الْحَقِّ. قَالَ ابْنُ الْعَرَبِيِّ: " وَمِنَ الْمُبْتَدِعَةِ مَنْ قَرَأَ هَذِهِ الْآيَةَ (فَأَنْصِبْ) بِكَسْرِ الصَّادِ، وَالْهَمْزِ «١» مِنْ أَوَّلِهِ، وَقَالُوا: مَعْنَاهُ: أَنْصِبِ الْإِمَامَ الَّذِي تَسْتَخْلِفُهُ. وَهَذَا بَاطِلٌ فِي الْقِرَاءَةِ، بَاطِلٌ فِي الْمَعْنَى، لِأَنَّ النَّبِيَّ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ لَمْ يَسْتَخْلِفْ أَحَدًا. وَقَرَأَهَا بَعْضُ: الْجُهَّالِ (فَانْصَبَّ) بِتَشْدِيدِ الْبَاءِ، مَعْنَاهُ: إِذَا فَرَغْتَ مِنَ الْجِهَادِ، فَجِدَّ فِي الرُّجُوعِ إِلَى بَلَدِكَ .. وَهَذَا بَاطِلٌ أَيْضًا قِرَاءَةً، لِمُخَالَفَةِ الْإِجْمَاعِ، لَكِنَّ مَعْنَاهُ صَحِيحٌ، لِقَوْلِهِ صَلَّى اللَّهُ عَلَيْهِ وَسَلَّمَ: [السَّفَرُ قِطْعَةٌ مِنَ الْعَذَابِ، يَمْنَعُ أَحَدَكُمْ نَوْمَهُ وَطَعَامَهُ وَشَرَابَهُ، فَإِذَا قَضَى أَحَدُكُمْ نَهِمَتَهُ، فَلْيُعَجِّلْ الرجوع إلى أهله [. وأشد الناس عذابا وأسوأهم مُبَاءً وَمَآبًا، مَنْ أَخَذَ مَعْنًى صَحِيحًا، فَرَكَّبَ عَلَيْهِ مِنْ قِبَلِ نَفْسِهِ قِرَاءَةً أَوْ حَدِيثًا، فَيَكُونُ كَاذِبًا عَلَى اللَّهِ، كَاذِبًا عَلَى رَسُولِهِ، وَمَنْ أَظْلَمُ مِمَّنِ افْتَرَى عَلَى اللَّهِ كَذِبًا. قَالَ الْمَهْدَوِيُّ: وَرُوِيَ عَنْ أَبِي جَعْفَرٍ الْمَنْصُورِ: أَنَّهُ قَرَأَ (أَلَمْ نَشْرَحَ لَكَ صَدْرَكَ) بِفَتْحِ الْحَاءِ، وَهُوَ بَعِيدٌ، وَقَدْ يُؤَوَّلُ عَلَى تَقْدِيرِ النُّونِ الْخَفِيفَةِ، ثُمَّ أُبْدِلَتِ النُّونُ أَلِفًا فِي الْوَقْفِ، ثُمَّ حُمِلَ الْوَصْلُ عَلَى الْوَقْفِ، ثُمَّ حُذِفَ الْأَلِفُ. وَأَنْشَدَ عَلَيْهِ: اضْرِبَ عَنْكَ الْهُمُومَ طَارِقَهَا ... ضَرْبَكَ بِالسَّوْطِ قَوْنَسَ الْفَرَسِ «٢» أَرَادَ: اضْرِبَنَّ. وَرُوِيَ عَنْ أَبِي السِّمَالِ (فَإِذَا فَرِغْتَ) بِكَسْرِ الراء، وهي لغة فيه. وقرى فَرَغِّبْ أَيْ فَرَغِّبِ النَّاسَ إِلَى مَا عِنْدَهُ. الثَّانِيَةُ- قَالَ ابْنُ الْعَرَبِيِّ: رُوِيَ عَنْ شُرَيْحٍ أَنَّهُ مَرَّ بِقَوْمٍ يَلْعَبُونَ يَوْمَ عِيدٍ، فَقَالَ مَا بِهَذَا أَمَرَ الشَّارِعُ. وَفِيهِ نَظَرٌ، فَإِنَّ الْحَبَشَ كَانُوا يَلْعَبُونَ بِالدَّرَقِ وَالْحِرَابِ فِي الْمَسْجِدِ يوم
(١). أي همز الوصل لا القطع لان ماضيه ثلاثي: (نصب ينصب). (٢). قونس الفرس: ما بين أذنيه. وقيل مقدم رأسه. والبيت لطرفة ويقال إنه مصنوع عليه.

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