Tafsir Al-QurtubiAl-Qurtubi

celui qui refuse de donner là où le don est requis. Ainsi, quiconque retire de son don récompense et louange est le généreux. Quiconque, par son refus, mérite blâme ou châtiment est l’avare. Quant à celui dont le don ne lui procure ni récompense ni éloge, mais seulement blâme, il n’est pas généreux ; c’est plutôt un procrastinateur blâmable, l’un de ces prodigues qu’Allâh a qualifiés de « frères des démons » et auxquels Il a imposé l’interdiction (de disposer de leurs biens). En revanche, celui dont l’abstention ne lui vaut ni châtiment ni reproche mais, au contraire, louange, appartient aux gens de discernement : ils méritent d’être préposés aux biens d’autrui en raison de leur saine gestion et de la justesse de leur jugement.

Quatrièmement —

Al-Farrâʾ dit :

Quelqu’un pourrait objecter : Comment [Allâh] a-t-Il pu dire : « Nous lui faciliterons la voie vers la difficulté », alors qu’il n’est point de facilitation dans la difficulté ? On répond :

Ceci relève, dans la concision, du même procédé que Sa parole — exalté soit-Il : « Annonce-leur un châtiment douloureux » (1) [Âl ʿImrân : 21]. À l’origine, le terme « annonce » (bushrâ) ne s’emploie que pour ce qui réjouit ; mais lorsque deux énoncés sont réunis — l’un pour le bien, l’autre pour le mal — le terme peut être appliqué aux deux. Il en va de même pour le « taysîr » (facilitation), qui, par essence, évoque ce qui apporte joie et aisance : dès lors que deux énoncés, l’un de bien et l’autre de mal, apparaissent ensemble, le terme s’emploie pour l’un comme pour l’autre.

Al-Farrâʾ dit encore :

La parole du Très-Haut : « Nous lui faciliterons (fa-sanuyassiruhu) » signifie : « Nous le préparerons ». Les Arabes disent : « qad yassarati l-ghanam » lorsqu’une brebis a mis bas ou se prépare à le faire. Et l’on a dit dans un vers :

« Ils prétendent tous deux être nos seigneurs, or ils ne nous dominent
que parce que leurs brebis ont mis bas. » (2)

[Surat al-Layl (92), versets 11-13] :
« Et que lui servira sa richesse lorsqu’il périra ? (11)
Certes, il Nous incombe d’indiquer la bonne voie ; (12)
et certes à Nous appartiennent la vie dernière et la première. (13) »

La parole du Très-Haut : « Et que lui servira sa richesse lorsqu’il périra » (wa-mâ yughni ʿanhu mâluhu idhâ taraddâ), c’est-à-dire lorsqu’il mourra. On dit : « radiya ar-rajulu yardâ radan » quand un homme périt.

Le poète a dit :
« J’ai détourné mon désir d’elles par crainte de la perdition. »

Abû Ṣâliḥ et Zayd ibn Aslam ont dit : « idhâ taraddâ » signifie : lorsqu’il tombe en Enfer ; de là vient le terme « al-mutaraddiyya » (la bête morte d’une chute). On dit : « radiya fî l-biʾri wa-taraddâ » quand quelqu’un tombe dans un puits ou se précipite du haut d’une montagne.

On dit encore : « Je ne sais où il a péri (ayna radiya). »

Quant à « mâ » [dans le verset], il peut être compris comme négation — c’est-à-dire : « Sa richesse ne lui servira de rien » — ou comme interrogation : « Que lui servira donc sa richesse ? »

الَّذِي يَمْنَعُ فِي مَوْضِعِ الْعَطَاءِ، فَكُلُّ مَنِ اسْتَفَادَ بِمَا يُعْطِي أَجْرًا وَحَمْدًا فَهُوَ الْجَوَادُ. وَكُلُّ مَنِ اسْتَحَقَّ بِالْمَنْعِ ذَمًّا أَوْ عِقَابًا فَهُوَ الْبَخِيلُ. وَمَنْ لَمْ يَسْتَفِدْ بِالْعَطَاءِ أَجْرًا وَلَا حَمْدًا، وَإِنَّمَا اسْتَوْجَبَ بِهِ ذَمًّا فَلَيْسَ بجواد، وإنما هو مسوف مَذْمُومٌ، وَهُوَ مِنَ الْمُبَذِّرِينَ الَّذِينَ جَعَلَهُمُ اللَّهُ إِخْوَانَ الشَّيَاطِينِ، وَأَوْجَبَ الْحَجْرَ عَلَيْهِمْ. وَمَنْ لَمْ يَسْتَوْجِبْ بِالْمَنْعِ عِقَابًا وَلَا ذَمًّا، وَاسْتَوْجَبَ بِهِ حَمْدًا، فَهُوَ مِنْ أَهْلِ الرُّشْدُ، الَّذِينَ يَسْتَحِقُّونَ الْقِيَامَ عَلَى أَمْوَالِ غَيْرِهِمْ، بِحُسْنِ تَدْبِيرِهِمْ وَسَدَادِ رَأْيِهِمْ. الرَّابِعَةُ- قَالَ الْفَرَّاءُ: يَقُولُ الْقَائِلُ: كَيْفَ قَالَ: فَسَنُيَسِّرُهُ لِلْعُسْرى؟ وَهَلْ فِي الْعُسْرَى تَيْسِيرٌ؟ فَيُقَالُ فِي الْجَوَابِ: هَذَا فِي إِجَازَتِهِ بِمَنْزِلَةِ قوله عز وجل: فَبَشِّرْهُمْ بِعَذابٍ أَلِيمٍ «١» [آل عمران: ٢١] ، وَالْبِشَارَةُ فِي الْأَصْلِ عَلَى الْمُفْرِحِ وَالسَّارِّ، فَإِذَا جُمِعَ فِي كَلَامَيْنِ هَذَا خَيْرٌ وَهَذَا شَرٌّ، جَاءَتِ الْبِشَارَةُ فِيهِمَا. وَكَذَلِكَ التَّيْسِيرُ فِي الْأَصْلِ عَلَى الْمُفْرِحِ، فَإِذَا جُمِعَ فِي كَلَامَيْنِ هَذَا خَيْرٌ وَهَذَا شَرٌّ، جَاءَ التَّيْسِيرُ فِيهِمَا جَمِيعًا. قَالَ الْفَرَّاءُ: وَقَوْلُهُ تَعَالَى: فَسَنُيَسِّرُهُ: سَنُهَيِّئُهُ. وَالْعَرَبُ تَقُولُ: قَدْ يَسَّرَتِ الْغَنَمُ: إِذَا وَلَدَتْ أَوْ تهيأت للولادة. قال: هُمَا سَيِّدَانَا يَزْعُمَانِ وَإِنَّمَا ... يَسُودَانِنَا أَنْ يَسَّرَتْ غنماهما «٢» [سورة الليل (٩٢) : الآيات ١١ الى ١٣] وَما يُغْنِي عَنْهُ مالُهُ إِذا تَرَدَّى (١١) إِنَّ عَلَيْنا لَلْهُدى (١٢) وَإِنَّ لَنا لَلْآخِرَةَ وَالْأُولى (١٣) قَوْلُهُ تَعَالَى: (وَما يُغْنِي عَنْهُ مالُهُ إِذا تَرَدَّى) أَيْ مَاتَ. يُقَالُ: رَدِيَ الرَّجُلُ يَرْدَى رَدًى: إِذَا هَلَكَ. قَالَ: صَرَفْتُ الْهَوَى عَنْهُنَّ مِنْ خَشْيَةِ الرَّدَى وَقَالَ أَبُو صَالِحٍ وَزَيْدُ بْنُ أَسْلَمَ: إِذا تَرَدَّى: سَقَطَ فِي جَهَنَّمَ، وَمِنْهُ الْمُتَرَدِّيَةُ. وَيُقَالُ: رَدِيَ فِي الْبِئْرِ وَتَرَدَّى: إِذَا سَقَطَ فِي بِئْرٍ، أَوْ تَهَوَّرَ مِنْ جَبَلٍ. يُقَالُ: مَا أَدْرِي أَيْنَ رَدِيَ؟ أَيْ أَيْنَ ذَهَبَ. وَمَا: يَحْتَمِلُ أَنْ تَكُونَ جَحْدًا، أَيْ وَلَا يُغْنِي عَنْهُ مَالُهُ شَيْئًا، وَيَحْتَمِلُ أَنْ تكون استفهاما
(١). آية ٢١ سورة آل عمران. [ ..... ] (٢). البيت لابي سيدة الدبيري. وقبله. إِنَّ لَنَا شَيْخَيْنِ لَا يَنْفَعَانِنَا ... غَنِيَّيْنِ لَا يجدي علينا غناهما

Entreprise

  • À propos
  • Tarifs
  • Pourquoi traduire ?

Support

  • Contactez-nous
  • Signaler un bug
  • Nous soutenir
  • Faire un don
  • Arène de combat IA

Suivez-nous

© 2026 Kutub. Tous droits réservés.
Conditions d'utilisationPolitique de confidentialitéCookies