de tous côtés.
Quant au terme « ṭaḥw », il signifie l’extension ; on dit : ṭaḥā – yaṭḥū, ṭaḥwan, et ṭaḥā – yaṭḥā, ṭaḥyan.
« Ṭuḥiyat » veut dire : « elle s’est étendue (couchée) », selon Abū ʿAmr.
D’après Ibn ʿAbbās : « ṭaḥāhā » signifie : « Il l’a divisée ».
Il a également été dit : « Il l’a créée ».
Le poète a dit :
Jadhīmah ignore qui l’a déployée,
Ni qui siège au Trône, en gloire déployée.
Al-Māwardī : il se peut que le sens vise tout ce qui en surgit, végétations, sources et trésors, car cela est la vie de ceux qu’Allah a créés sur elle.
Dans certains serments arabes, on dit : « Non, par la lune ṭāḥī », c’est-à-dire l’astre qui se montre, se lève et s’élève à l’horizon.
Abū ʿAmr a dit : « ṭaḥā l’homme » : lorsqu’il parcourt la terre.
On dit : « Je ne sais où il s’est en allé (ṭaḥā) ! » Et l’on dit : « ṭaḥā bihī qalbuhu » quand son cœur vagabonde en toute chose.
ʿAlqamah a dit :
Un cœur, grisé des belles, t’a mené à errer,
La jeunesse s’est enfuie, voici que vient la vieillesse aux cheveux argentés.
[Sourate ash-Shams (91), verset 7]
« Et par l’âme et par Celui qui l’a façonnée »
On a dit : le sens est « et par son façonnage » ; « mâ » a alors valeur infinitive.
D’autres ont dit : le sens est « et par Celui qui l’a façonnée », c’est-à-dire Allah — glorifié et exalté soit-Il.
À propos de « l’âme », deux opinions :
- qu’il s’agit d’Adam ;
- qu’il s’agit de toute âme insufflée.
« Sawwā » signifie « prépara, mit en équilibre ».
Mujāhid a dit : « sawwāhā » : Il a parfait sa création et l’a rendue harmonieuse.
Tous ces termes sont au génitif, car ils relèvent du serment. Le Très-Haut jure par Ses créatures en raison des merveilles de Son artisanat qui témoignent de Lui.
[Sourate ash-Shams (91), verset 8]
« Il lui inspira son immoralité et sa piété »
Sa parole — exalté soit-Il : « fa-alhamahā » c’est-à-dire « Il lui fit connaître », comme l’a rapporté Ibn Abī Najīḥ d’après Mujāhid : Il lui fit connaître la voie de la perversité et celle de la piété, a dit Ibn ʿAbbās.
De Mujāhid également : Il lui fit connaître l’obéissance et la désobéissance.
Muḥammad b. Kaʿb a dit : lorsque Allah — Puissant et Majestueux — veut du bien pour Son serviteur, Il lui inspire le bien, qu’il pratique ; et quand Il veut pour lui le mal, Il lui inspire le mal, qu’il commet.
Al-Farrāʾ a dit : « fa-alhamahā » signifie : Il lui fit connaître la voie du bien et celle du mal, comme dans : « Nous lui avons indiqué les deux voies » (al-Balad, 10).
Ad-Ḍaḥḥāk a rapporté d’après Ibn ʿAbbās : Il inspire au croyant pieux sa piété, et Il inspire au pervers sa perversité.
Et Saʿīd a rapporté de Qatādah : Il lui a clairement montré sa perversité et sa piété. Et le sens