Ibn ʿUmar – qu’Allâh l’agrée – a dit : « Cet obstacle est une montagne au fond de la Géhenne. »
Abû Rajâʾ rapporta : « Il nous est parvenu que la montée de cet obstacle dure sept mille années, et sa descente sept mille années. »
Al-Ḥasan et Qatâdah dirent : « C’est un obstacle redoutable dans le Feu, avant le Pont ; franchissez-le donc par l’obéissance à Allâh. »
Mujâhid, ad-Ḍaḥḥâk et al-Kalbî dirent : « Il s’agit du Ṣirâṭ, tendu au-dessus de la Géhenne tel le fil d’une épée, long d’un trajet de trois mille années, avec portions planes, montées et descentes. Le croyant le franchira en un temps comparable à l’intervalle séparant la prière du ʿAṣr de celle du ʿIchâʾ. »
D’aucuns ont dit : « Il le franchira en un laps égal au temps requis pour accomplir une prière obligatoire. »
Il est rapporté d’Abû d-Dardâʾ qu’il déclara : « Un obstacle nous attend ; ceux qui s’en tireront sont ceux dont la charge sera la plus légère. »
On a également avancé que le Feu lui-même serait l’obstacle.
Abû Rajâʾ transmit d’après al-Ḥasan : « Il nous est parvenu que tout musulman qui affranchit un esclave, cet affranchissement sera sa rançon vis-à-vis du Feu. »
ʿAbdullâh ibn ʿUmar a dit : « Quiconque affranchit une tête, Allâh – Très-Haut – libère pour chaque membre de cet esclave un membre de celui qui l’a affranchi. »
Dans le Ṣaḥîḥ de Muslim, il est rapporté d’Abû Hurayrah, du Messager d’Allâh – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – qu’il a dit : « Quiconque affranchit un esclave, Allâh libère, pour chaque membre de cet esclave, un membre du maître, jusqu’à sa partie intime par la sienne. »
Et, dans le recueil de at-Tirmidhî, Abû Umâmah et d’autres Compagnons du Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – rapportent : « Tout musulman qui affranchit un homme musulman, cet affranchissement sera sa délivrance du Feu ; chaque membre de l’esclave rachètera un membre du maître. Et toute femme musulmane qui affranchit une femme musulmane, cet affranchissement sera sa délivrance du Feu ; chaque membre de l’esclave rachètera un membre de l’affranchisseuse. »
At-Tirmidhî dit : « Ce ḥadîth est bon (ḥasan), authentique (ṣaḥîḥ) et singulier (gharîb). »
Il a encore été dit : l’obstacle désigne le salut de l’homme face à l’effroi de l’Exposition des œuvres.
Qatâdah et Kaʿb dirent : « C’est un feu qui précède le Pont. »
Al-Ḥasan dit : « Par Allâh, l’obstacle est âpre : c’est le combat de l’homme contre son âme, ses passions et son ennemi, le Diable. »
Et l’un d’eux a récité :
Je suis la cible de quatre artilleurs,
Leurs traits, bandés sur moi, redoublent de fureurs ; (A)
Iblîs, le monde, mon âme et la tentation,
Vers qui fuirais-je donc pour trouver libération ? (A)
Ô Seigneur, par Ton pardon viens me prêter secours,
Car hors de Ta clémence, je n’ai d’autre recours. (B)
[Coran, Sûrat al-Balad (90), verset 12]
« Et qui te fera savoir ce qu’est l’obstacle ? » (12) – il y a ici une ellipse, comme si l’on disait : « Et qui te fera savoir ce qu’est le franchissement de l’obstacle ? » Ceci magnifie le fait de s’attacher aux prescriptions de la religion. Le discours s’adresse au Prophète – paix et bénédictions d’Allâh sur lui – afin de lui exposer le franchissement de l’obstacle.
Al-Qushayrî a dit : « Le fait d’entendre par “l’obstacle”